mercredi 21 février 2007
Mon esclave
Ma chère Suny,
Finalement, j'ai rechargé les batteries. Figure-toi qu'il y a quelques jours, je feuilletais la bible de Celui Qu'on Redoute, ayant reçu un code promo me permettant de payer quand j'aurais encore moins de sous à une date ultérieure, je me décidais à commander des collants en toile de rosé en provenance des mondes obscures, un pantanain en jean et...un esclave sexuel (mot clé powaaaa).
Oui j'ai franchi le cap, et j'ai décidé de voir ce que ça faisait d'être une maitresse dominatrice. Après tout j'ai déjà des shoes qui en impose, un fouet...Il me manquait plus qu'un esclave. Mais j'en voulais un petit, un innocent. Le genre que le roi des démon ne soupçonnerait pas d'être à mon service. Puis le genre qui affiche ostensiblement que c'ets un dépravé de premier ordre qui aime se faire malmener, très peu pour moi...C'est alors que je l'ai vu...
Monsieur Pingouin, vendu avec son iceberg.
Un pingouin polyglotte parlant 8 langues qui ressemblait à rien...Mais alors vraiment à rien. Et pourtant Celui Qu'on Redoute l'affirmait, il était doué pour le sexe. Petit et discret, il pouvait également servir le petit déjeuner et récitait du Verlaine. J'hésitais longuement...Parce que vois-tu ma chère Suny, j'ai tellement souffert d'être prise pour uen succube alors que je suis simplement une déesse aux moeurs certe parfois un peu légère mais...J'étais trop jeune pour qu'on puisse réellement me traiter de la sorte.
Puis je l'ai fait. Je l'ai commandé. Juste pour me dire : on s'en fout de ce que pense les autres. Juste pour me dire que c'était pas forcément mal d'avoir un esclave préoccupé par votre bien être. Une relation basique de domination, sans sentiment, sans culpabilité...Juste pour le défi du "pas cap".
Et Cap.
Et je me suis jamais tapée un aussi grand fou rire toute seule de toute ma life. Peut être parce que je m'étais encore jamais tapée de Pingouin... ^^
Lily Lune complétement frappée mais qui sait qu'elle finirait pas complétement seule plus tard.
jeudi 25 janvier 2007
Je crois que je m'aigris
Chère Lily,
Un peu que je serai ton premier cobaye ! Et plutôt deux fois qu’une. Oh et puis soyons fous, autant de fois que tu le voudras. Mon aura aime qu’on la caresse dans le sens du poil.
Figure-toi que tout le monde a aimé mon gâteau ! Ça doit être à cause de la poudre de perlimpinpin que j’ai mis dedans. Et puis de tout l’amour que j’y ai mis. J’en ai mis tellement que j’en ai retrouvé un morceau dans mes cheveux tout à l’heure. Ouais, pas très classe. Mais de toute façon quoi que je fasse je suis séduisante, alors c’est pas grave.
Aujourd’hui, grosse envie de fracasser le bulbe de Barnabé sur un coin de bureau. Il m’énerve, il m’agace, il m’horripile, il me fait dresser les plumes sur les ailes (même si on me les a coupées quand j’étais petite). Pourtant il ne parle pas beaucoup. Il ne m’a rien fait de spécial non plus. Enfin c’est peut-être ça le problème : il ne fait rien, et les fainéants ça me donne des accès d’agressivité incontrôlables. Il passe sa journée au téléphone, feignant la prise de contact avec des clientes potentielles, et quand on a besoin dudit téléphone pour le travail – le vrai travail – évidemment il est occupé. Et quand enfin il se libère et que je peux sauter dessus pour faire mon job, monsieur trouve bon de venir attendre à côté de moi que j’aie fini. Je te jure, un jour je prendrai ce maudit téléphone et je le lui ferai ingérer par les narines, j’attendrai qu’il le digère et l’expulse et je recommencerai, jusqu’à ce qu’il comprenne combien je vomis les gigolos dans son genre.
Bon, à part ça il est pas méchant, hein. Quoiqu’il n’a même pas voulu goûter mon gâteau. Et dire que la dernière fois qu’il nous a fait subir l’un de ses cakes au rien (ouais, y’avait rien dedans, juste du cake, ennuyeux au possible), j’ai déployé toute la volonté dont j’étais capable pour réprimer mes grimaces afin de ne pas le vexer. La prochaine fois je le lui recracherai dessus.
Van Grump a décidé de tenter la technique du harcèlement. Tous les soirs il me propose d’aller à l’opéra, tous les soirs je dois lui répéter qu’il n’y a pas que l’opéra dans la vie. Comme ce soir l’opéra n’a toujours pas marché, il a fini par opter pour un restaurant, l’Auberge du Poisson Cru. Il m’a pris par les sentiments, je n’ai pas eu le courage de refuser. Je crois que je vais devoir lui expliquer que s’il continue comme ça, il va vraiment me soûler.
Suny, qui rêve d’un monde sans hommes (ou alors juste quand on en a besoin).
dimanche 21 janvier 2007
Voilà ce que c'est d'être trop séduisante
21 janvier 2007
Chère Lily,
Le week-end se termine déjà… J’ai l’impression qu’il a duré deux heures, mais j’en avais bien besoin ! Mine de rien, s’ennuyer au travail est très fatigant. Mais j’ai bon espoir d’avoir plus d’occupations cette semaine. Verula, ma patronne, m’a ramené du travail de son séminaire. Enfin je te raconterai ça quand j’y serai.
Aujourd’hui, je voulais te parler de Van Grump. Je me demande encore comment ce simple humain a fait pour me retenir si longtemps, alors que même des elfes n’avaient pas tenu plus de quelques lunaisons avant lui. Bon, d’accord, on a rompu. Mais le problème, c’est que malgré le fait que maintenant nous nous disons bonjour d’une simple poignée de mains, rien n’a vraiment changé. Je crois qu’il ne compte pas tourner la page si facilement, d’ailleurs mon amie la Crevette me l’a confirmé…
Enfin. C’est étrange, parce que depuis que nous avons rompu, nous nous voyons plus qu’avant. Hier, nous sommes allés au billodrome (oui, les humains aiment beaucoup jouer aux billes). Aujourd’hui, je suis allée manger chez sa sœur, puis je lui ai coupé les cheveux (oui, les humains aiment prendre les fées pour des coiffeuses).
Il ne cesse de me faire des avances, le bougre ! Bon, c’est plutôt flatteur, mais franchement, je crois que je suis vraiment passée à autre chose. Enfin cette relation est devenue encore plus étrange qu’avant. D’autant que ses camarades humains ont bien du mal à comprendre pourquoi nous nous serrons la main alors qu’il se comporte comme si nous étions toujours comme cul et chemise. J’ai beau repousser ses avances et ses mains baladeuses, il persévère, et je pressens que ça va finir par devenir désagréable. Ça me mettrait tout de même mal à l’aise de devoir le transformer en crapaud pour lui faire comprendre. D’autant que la dernière fois que j’ai essayé de transformer un humain en crapaud il a décidé de prendre la forme d’un bœuf, et c’est encombrant, un bœuf.
Suny, à la recherche d’une étable.