Lily et Suny

Ou quand la réalité est vue à travers l'imagination...

vendredi 21 septembre 2007

Nouvelles de Féerie

Chère Lily,

Pfou la, ça fait tellement longtemps que je ne t’ai pas écrit que j’arrive à peine à retrouver mes touches… Mais je profite d’une journée chargée en aventures pour te donner un peu de mes nouvelles. En fait, je vais commencer par hier soir, tu comprendras mieux.

Hier soir, donc, en sortant de notre cours de full contact avec Nympho et Blondie (ouais, on a décidé de faire ça toutes les trois pour pouvoir se mettre des taquets en toute quiétude), nous sommes allées directement au bord du Fleuve Aux Eaux Douteuses pour la soirée d’intégration des première année (qui se passait sans les première année vu que ces trouducs avaient peur de venir parce qu’ils se connaissaient pas, mais à ce moment-là on se demande à quoi sert une soirée d’intégration, hein). Après nous être gelé les glaouis pendant une heure avec trois autres âmes perdues qui étaient déjà là, nous avons décidé avec Nympho de nous arracher pour retrouver nos nids respectifs, comme par hasard pile au moment où le gros de la troupe arrivait…

Mais visiblement, nous avons bien fait.

Ce matin, j’arrive au bagne, et Nympho me prend direct à part pour me prévenir : on s’est tirées pile au bon moment, une pétasse de première année a ramené des potes à la soirée et ils ont pas hésité à profiter de l’obscurité pour dépouiller leurs affaires… Putain, je viens d’apprendre le coup de pied circulaire et j’étais même pas là pour montrer mes talents, j’ai les boules. Enfin remarque ils se sont tiré assez rapidement visiblement, et les autres n’ont remarqué tout ça qu’après, en retrouvant leurs affaires éparpillées un peu partout…

À la pause de 10h, vu que la nana a quand même osé se pointer à l’école, Blondie la prend à part, vu que dans l’affaire on lui a tiré son portefeuille et la façade de son poste (vas savoir à quoi ça va leur servir sans le poste, hein, m’enfin les crétins fouteurs de merde j’essaie même plus de les comprendre), et elle la prévient direct : « Enlève tes lunettes parce que si ça part je te les explose ». V’là déjà un aperçu de l’humeur de Blondie, compréhensible d’ailleurs, personnellement j’aurais même pas pris la peine de la prévenir et je lui aurais fait avaler ses morceaux de lunettes un par un.

Bref, elles ont discuté un bon moment, et la nana, bonne pouffe de base qui se la joue caillera Gucciotte, baggy et french manucure (cette fille c’est une faute de goût incarnée), conclut : « Ben moi je suis partie sereine, hein, rien vu, rien entendu, rien fait », sachant que sur une photo prise par pure coïncidence lors de la soirée elle est tranquillement assise à côté de son mec, qui bizarrement cache une sorte de façade de poste sous le bras et a la main plongée dans un sac qui ô surprise ! ne lui appartient pas.

Bref, la nana s’en est bien sortie (sans bleus, quoi). Pour le moment… Parce que non seulement on s’est pas gênés pour la griller auprès des profs et de toute sa classe, mais surtout elle a déjà les flics au cul et elle est prévenue que ses potes bénéficieront du même traitement et qu’ils tentent quoi que ce soit de plus, ils auront pas mal de créatures enragées à leurs trousses.

Bon, journée d’intégration oblige, on leur avait prévu un gentil bizutage mais l’humeur n’y était pas trop, du coup on a fini par retourner sur les lieux du crime pour voir s’il restait pas quelques preuves et là, miracle, on a retrouvé un peu plus loin le portefeuille de Blondie intact, à part cinq cacahuètes manquantes. Les autres victimes par contre n’ont pas eu autant de chance…

Bref, on retourne au lycée, on bouffe, on les bizute quand même un peu (à coups de marqueur sur la tronche et de pizzas piégées au piment, histoire qu’ils se souviennent de nous lors de leur prochaine crise d’hémorroïdes), puis zou to the lazer game, pour que la journée ne soit tout de même pas complètement pourrie.

Bilan de l’après-midi : malgré la perte imprévue de mon coude, je me suis bien amusée, et pour une fois j’ai fait aucun score négatif, j’ai même tout déchiré, septième sur seize à la première partie et quatrième à la seconde, vraiment, j’étais inspirée, aujourd’hui. À tel point que certaines personnes sur lesquelles je me suis acharnée m’en veulent un peu, maintenant…

Puis voilà, maintenant je suis bien crevée, ces quatre semaines de bagne m’ont mise sur les rotules, mais les aventures sont pas finies, je reprends le boulot lundi, je me fais charcuter les gencives dans deux semaines, faut que je vende mon cercueil à roulettes vu que j’ai repris de le Carrosse de la Matriarche, faut absolument que je passe enfin ce putain de permis de Licorne avant que mon gouffre en banque ne fasse définitivement la gueule, faut aussi que j’appelle le Patriarche, tiens, pour voir où en est sa pneumopathie atypique, que je commence à travailler les quarante-douze dossiers que j’aurai à pondre cette année, que je lave mon nouveau Carrosse, que je pense bien à continuer mon anti-régime, et j’en oublie, enfin bref, t’étonne pas si j’ai pas le temps de raconter ma life, puis heureusement on a quand même la télépathie, hein…

Suny, ministre sans le salaire ni la fonction qui vont avec (seulement l’agenda qui déborde, en gros).

Nouvelle de dernière minute : le patriarche de ma Matriarche (tu sais, l’enculé que je suis censée considérer comme mon grand-père et qui nous a bien pourri la vie ?) a un cancer du poumon inopérable. Chacun son tour, comme l’a très justement fait remarquer ma Matriarche.

Imaginé par Sunny Suny à 20:19 - Choses futiles, mais peut-être utiles - Grains de sel [3] - Permalien [#]

Commentaires

    Posté par Lily, vendredi 21 septembre 2007 à 20:31
  • Enfin des nouvelles... J'étais en manque de toi Suny... Mais comment fais-tu pour faire autant de choses dans une journée ???

    Posté par Antoine, samedi 22 septembre 2007 à 10:55
  • je me demande... enfin faut voir mon état à la fin de la journée ^^
    Cela dit, j'essaie de ma rattraper sur le vikend.

    Posté par Suny, samedi 22 septembre 2007 à 14:06

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