Lily et Suny

Ou quand la réalité est vue à travers l'imagination...

jeudi 25 janvier 2007

Je crois que je m'aigris

Chère Lily,

Un peu que je serai ton premier cobaye ! Et plutôt deux fois qu’une. Oh et puis soyons fous, autant de fois que tu le voudras. Mon aura aime qu’on la caresse dans le sens du poil.

Figure-toi que tout le monde a aimé mon gâteau ! Ça doit être à cause de la poudre de perlimpinpin que j’ai mis dedans. Et puis de tout l’amour que j’y ai mis. J’en ai mis tellement que j’en ai retrouvé un morceau dans mes cheveux tout à l’heure. Ouais, pas très classe. Mais de toute façon quoi que je fasse je suis séduisante, alors c’est pas grave.

Aujourd’hui, grosse envie de fracasser le bulbe de Barnabé sur un coin de bureau. Il m’énerve, il m’agace, il m’horripile, il me fait dresser les plumes sur les ailes (même si on me les a coupées quand j’étais petite). Pourtant il ne parle pas beaucoup. Il ne m’a rien fait de spécial non plus. Enfin c’est peut-être ça le problème : il ne fait rien, et les fainéants ça me donne des accès d’agressivité incontrôlables. Il passe sa journée au téléphone, feignant la prise de contact avec des clientes potentielles, et quand on a besoin dudit téléphone pour le travail – le vrai travail – évidemment il est occupé. Et quand enfin il se libère et que je peux sauter dessus pour faire mon job, monsieur trouve bon de venir attendre à côté de moi que j’aie fini. Je te jure, un jour je prendrai ce maudit téléphone et je le lui ferai ingérer par les narines, j’attendrai qu’il le digère et l’expulse et je recommencerai, jusqu’à ce qu’il comprenne combien je vomis les gigolos dans son genre.

Bon, à part ça il est pas méchant, hein. Quoiqu’il n’a même pas voulu goûter mon gâteau. Et dire que la dernière fois qu’il nous a fait subir l’un de ses cakes au rien (ouais, y’avait rien dedans, juste du cake, ennuyeux au possible), j’ai déployé toute la volonté dont j’étais capable pour réprimer mes grimaces afin de ne pas le vexer. La prochaine fois je le lui recracherai dessus.

Van Grump a décidé de tenter la technique du harcèlement. Tous les soirs il me propose d’aller à l’opéra, tous les soirs je dois lui répéter qu’il n’y a pas que l’opéra dans la vie. Comme ce soir l’opéra n’a toujours pas marché, il a fini par opter pour un restaurant, l’Auberge du Poisson Cru. Il m’a pris par les sentiments, je n’ai pas eu le courage de refuser. Je crois que je vais devoir lui expliquer que s’il continue comme ça, il va vraiment me soûler.

Suny, qui rêve d’un monde sans hommes (ou alors juste quand on en a besoin).

Imaginé par Sunny Suny à 18:52 - Ah, les hommes - Grains de sel [0] - Permalien [#]

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