Lily et Suny

Ou quand la réalité est vue à travers l'imagination...

mardi 14 août 2007

Les googoleurs

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Zavez lu ? Mais bordel qu'est-ce que vous voulez qu'on écrive après ça hein ? °_°

Lily De plus en plus PerPlexe.

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lundi 21 mai 2007

Le lundi, c'est orchidoclaste

Chère Lily,

C’est officiel, je hais le lundi. Non pas qu’il me soit arrivé de choses affreuses aujourd’hui (si on excepte le fait de passer deux heures à moins de cinq mètres de Risette), mais y’a des jours comme ça, tu te lèves et t’as envie de détester tout le monde, tes profs, ton chien, tes cheveux, même ta sucette du matin.

Et ça m’énerve encore plus quand j’apprécie pas ma sucette du matin… Surtout qu’après les sales coups que m’ont encore fait ces cheveux coprolithiques (*)(fallait pas me le donner ce lien, tu vas en bouffer), j’en avais besoin. Mais non, je l’ai même pas sentie passer, et arrivée en cours j’avais toujours la même envie qu’en me levant : arracher les yeux de la première personne qui m’adresserait la parole (alors que d’habitude, je n’éborgne plus personne à partir du moment où j’ai pris mon petit déjeuner)(enfin j’éborgne moins, quoi)(bon, je n’éborgne pas les personnes qui ne m’ont rien fait).

Heureusement l’Aigri a eu la bonne idée de nous servir un cours tout à fait soporifique. J’ai beaucoup dormi bavé écouté, et ça m’a un peu calmée.

Malheureusement Risette a ensuite pris la relève. Elle ne semble actuellement plus en crise hyperhippoascensionniste, mais quand même, elle reste hautement conne, je dirais même nodocéphale et podoclaste, voire légèrement tabulopodosophe.

Bon, j’ai tout de même évité la capilloéradication grâce au soutien de mes camarades de classe lors de sa critique de ma présentation orale d’entreprise. Parce que cette paléobovinoderme elle se permet de me balancer que c’était trop long, sachant que Ninie avant moi avait bien mis le double de temps à présenter sa maison close. Enfin je m’en fous, au moins ça fait une chose de plus de torchée.

Enfin bref, tout ça pour dire que le lundi, c’est la céphalocaptation assurée !

Suny, ypéritorhinotachytrope du lundi.

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lundi 23 avril 2007

La princesse Lily

Ma chère Suny,

Voilà je vais devenir princesse de Galle.

C'était mon objectif depuis longtemps et j'avais mis entre parenthèses cette vocation royale lorsque j'ai cru que Willy avait trouvé une femme plus disponible que moi pour se consoler de mon alliance sentimentale avec le Roi des démons.

Parce que la Kate, franchement je la trouvais sympatoche, jolie, fraiche...ça faisait une bonne concubine pour mon prince charmant.

Mais bon je commence par la fin.

Tout a commencé il y a 15 ans lorsqu'au détour d'une couverture de télé 7 jours, j'ai croisé le regard de William.

Feuilletant le magazine, j'ai appris que ce jeune homme ferait ses études à Eston (ou un truc du genre, sauf Poudlard ça c'est Harry son frère) et qu'il apprendrait donc le français ! So well my prince and me nous pourrions communiquer dans la langue de Molière, ce qui n'était pas sans soulager shakespeare.

Donc voilà, c'était bon, je savais ce que je voulais faire dans la vie : Princesse puis Reine. Tranquille. Je me préparais déjà à porter des superbes tenues, à faire des sourires, à organiser des galas de charité et à pouponer mon pauvre mari éreinté par tous ces buveurs d'eau chaude. Puis en plus, forcément ça créerait un super clivage avec la France, nos deux pays unis tip top délire !

Sauf que voilà-t-y pas qu'il perds sa maman...Mon pauvre chéri est malheureux sans moi et ça me désole...ca me fait également réfléchir sur la dure destinée d'être une reine.

Puis second coup de théâtre Harry après Poudlard pète un cable et vire bad boy : il fume du cannabis, il boit, il choisit une tenue aerienne de mauvais gout pour un bal costumé...Et là qu'est-ce que je me dis ? Ben peut être qu'il faudrait que je m'occupe aussi du second hein ?

Alors quand Kate est arrivée c'était très bien pour willy ( d'autant que je préfère qu'un mec ait un peu d'expérience tant qu'à faire).

Mais j'ai lu cet article et j'avoue être de plus en plus sceptique sur mon choix...

Je vais encore y réfléchir un peu et puis au pire je le ferai à la plouf.

Hormis ça, ma chère Suny, figure-toi que ce week end nous avons accueilli à la maison un gremlins. Enfin un mogwai mais qui se change en grelins dès qu'il voit la hyène blonde ou le chat Sumo. C'est cependant très distrayant mais si le grognement sauvage qui s'élève de ses planques peut surprendre quand en pleine nuit tu traverses le salon....

Enfin cela dit Mogwai alias Momo a bien commencé puisque madame s'est laissée aller à me pisser dessus dans la voiture...Comme je disais au Roi des démons (qui limite m'aurait également pissé dessus tellement il se marrait comme une baleine (si tant est qu'une baleine se marre parce que cette expression m'a tjs laissé dubitative à moins que ce ne soit une explication climatique intéressante de la formation des tsunamis)) heureusement qu'il faisait chaud et que ça rafraichi parce que niveau odeur c'est pas ça...

Mais quand il passe en mode peluche, je fonds litteralement, il faut passer la serpillère pour me resolidifier.

Bon je sais que cette semaine va être difficile pour toi mais sache que je pense très fort à toi et comme tu le dis si bien : je crois en toi. Grave.

Ta Lily Royale (nan ceci n'est pas une référence à ségolène rhoooo)

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lundi 19 mars 2007

Monday, glue day

Chère Lily,

Pour l’euthanasie en tout cas ne compte pas sur moi, parce que d’une ça ferait une personne en moins qui me comprend parfaitement (ce qui nous donne 1 – 1 = 0, ça fait peu quand même), puis surtout parce qu’il y déjà des personnes en attente sur mal liste, et celles-là elles le méritent vraiment… J’attends seulement qu’elles tombent gravement malades, parce que j’ai souvent pensé à oublier le fait qu’elles ne l’étaient pas, mais bon, me retrouver en cage pour des trous du cul ambulants ça m’enchante pas trop. Bref, tout ça pour dire que ton euthanasie tu peux te la mettre là où je pense parce que moi j’aime bien lire tes aventures de cas désespéré.

Et le premier qui se propose je lui offre une illustration de l’expression « se faire tataner sa gueule ».

Non ne t’en fais pas, contrairement aux apparences aujourd’hui je suis de bonne humeur, la journée n’a pas été nerveusement difficile, si l’on excepte la fait que Nympholie a décidé de devenir un parfait pot de glu, je ne sais pas pourquoi, pourtant je suis pas spécialement gentille avec elle. Même quand je lui ai dit qu’elle puait de la gueule ça a eu l’air de la ravir, franchement je n’arriverai jamais à comprendre cette fille.

Elle est bien brave, mais bon, on a pas élevé les cochons ensemble, quoi, alors qu’elle me tripote les cheveux ça passe encore, mais qu’elle se mette à me peloter les miches dès qu’elle se retrouve derrière moi j’apprécie moyen. Je sais bien qu’elles sont parfaites, et tout, mais bon, voilà, quoi, Nympho c’est vraiment pas mon genre.

Du coup maintenant j’hésite à me mettre en jupe… on sait jamais, des fois qu’elle y voie une sorte d’appel, déjà que quand je lui montre les dents elle croit que je lui souris.

Bon voilà, comme d’habitude la journée a été pleine de non-surprises, du coup ben comme d’habitude je t’écris vite fait histoire de prouver que je ne suis toujours pas morte, et puis pour prévenir que si un jour je disparais c’est que je me suis noyée dans la glu.

Suny, sniffable si tu veux un shoot de colle.

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Mais achevez-la, elle aussi !!

Ma chère Suny,

Je hais le lundi. Le lundi c'est merdique. Le lundi c'est long. Et le lundi tout le monde me saute à la gorge sous forme de mails...Et moi, moi je rêve de verte prairie. Je rêve d'une autre vie. Une vie avec uniquement des vendredi et quelques mercredi...

Je rêve tellement qu'arriver au bas de ma demeure, j'ouvre la porte du portail. J'essaie d'ouvrir la porte du portail... NAAAAAN il y a un verrou ! Je suis enfermée, prisonnière au pieds de mon immeuble ! Mais qu'est-ce que ce maléfice qui m'oblige à rester chez moi, au lit à me la couler douce ?

Ah tiens y a un poney qui sort...Ah tient ca débloque le verrou...Nan mais je savais pas que je vivais dans le Temple maudit d'Allan Quaterman...Nan mais franchement faut pas tester mes limites un lundi. C'est dangereux ça. C'est hautement risqué pour mes neurones !

Bon ben du coup j'men va bosser.

Et la matinée fut longue.

J'ai décidé d'honorer un lundi merdique comme il se doit puisque je suis allée manger au Palais de la graisse. Parce qu'au moins là bas, je suis assise, au chaud et après avoir essayer de picorer des cellules graisseuses je peux sortir notre Book of Spell et t'écrire.

Hors, il s'avère que le temps a passé et je me suis retrouvé prisonnière de l'apesanteur. Impossibilité totale de lever mes fesses de la banquette. Etait-ce le désespoir ? Etait-ce la malédiction du lundi au soleil ? Etait-ce un appel à la lipposution ?

Toujours est-il que je suis restée suffisament longtemps pour qu'un collègue me retrouve et que je reste avec lui à médire sur mon sort.

Après avoir cracher en vain mon mal à être, on s'est décidé à retourner bosser, totalement démotivés mais à deux au moins.

Je rentre donc de mon lieu de débauche intestinale, toujours pas motivée, broyant du noir.

Là je tombe sur les Deux Compères qui fument une cigarette, voyant mon manque d'enthousiasme, ils s'enquièrent de mon état et bien entendu je m'épanche là encore sur mon mal de vivre dans ces territoires infernaux :

- Je sature ! Je rêve que d'une chose avoir mon permis poney et m'exhiler au paradis.

Ils notent que tout el monde est démotivés en ce moment et poussant la porte je lance :

- Oui. J'ai été absente toute la semaine, on est que lundi et pourtant j'en ai marre mais j'en ai marre...A mon âge c'est pas normal d'en avoir marre de...

Mephisto est là. Devant moi. Ses lunettes tendance sur le nez, un sourire aux lèvres et sa main griffue attrapa la mienne :

- Marre de quoi ? Des courbatures ?

Le vide intersidérale m'envahit. La traitresse entrain de médire sur son boulot et tombant nez à nez avec le Big Boss.

Je le vois déjà sortir le fusils à pompe et m'exécuter devant la machine à café pour crime de haute trahison : sa bien aimée assistante, la vipère nourri en son sein qu'il n'a pas puisque c'est un mâle, un vrai, enfin à priori.

Bref, mes mèches blondes finalement cessent de me pousser au suicide salariale, puisque je rebondi et lance :

- Non fini ! Je suis guérie mon patron bien aimé ! C'est quand notre prochaine réunion ? Demain c'est ça ?

Et là bien sûr destabilisé par ma contre-attaque, il se doit de sortir sa palme pour vérifier quand a lieu la réunion...Soyons sérieux!

Bref, j'avais enfin un motif de lancer que je déteste bosser aux enfers et que je fantasme d'être virée comme une malpropre ( oui, Monsieur Pingouin joue mon employeur et me lance à coup de fouet "vilaine, vilaine employée tu es virée" et là c'est le comble de l'orgasme (non je ne cherche pas de nouveaux mots clés !!!) ) et mon instinct de survie et non un relant d'hypocrisie a repris le dessus, m'a baillonné et a rectifié la situation !!

Arf...Demain je vais passer à l'invasion des souris vertes, ce sera plus léger et fun, puis ça génère tellement de conneries aux enfers...

Je suis définitivement un cas désespéré...Alors une bonne âme pour m'euthanasier ?

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lundi 5 mars 2007

Sur le chemin des chimères

Ma chère Suny,

Aujourd'hui nous sommes allées à la mer. C'était agréable de se lever pour ça.

On fuit aisément le sommeil quand on sait qu'il suffit de quelques heures de poney magique pour y être.

On a longuement hésité à prendre ta libéllule mais franchement, il vaut mieux que tu prennes tes cours.

Puis c'était agréable de mettre la cantatrice (Aurevoir Muse...) et de se lover dans le fauteuil pour regarder le paysage défiler.

Simplement te sourire quand tu me disais "Ben alors c'est tout ce que tu as à me raconter ?".

Lorsque nous sommes arrivées, il était tout juste midi et le ciel était d'un bleu azur totalement dégagé pas l'ombre d'un fil cotoneux à l'horizon.

Le poney a un peu dérapé sur le trottoir mais dans ma grand magnagnité (ca se dit comme ça nan ?), je n'ai rien dis après tout cela faisait longtemps que t'avais les rennes à la main et tu n'avais presque pas insulter les autres cavaliers sur la route, ça méritait un peu compréhension de ma part.^^

La plage était devenue nous. Grande, vaste d'un blond si pâle qu'il semblait flirter avec la vision de la banquise mais lorsque ses grains ont volé jusqu'à nous, il n'y eut pas de doute possible. Il n'y avait personne d'autres que nous. La brise soufflait et elle te faisait râler parce que t'avais tes cheveux n'importe comment.

Moi ça me faisait rire bien sûr.

J'ai sorti le pique nique du coffre et on est allées s'assoir près de l'eau.

Tu m'as conseillé de pas me mettre si près à cause de la marée et bien sûr j'en ai fait qu'à ma tête.

Ben du coup je me suis retrouvée avec les chaussures mouillées...Mes belles chaussures ETS !!

Enfin, bon on a pu aller sécher un peu plus loin en s'allongeant sur le sable pour parler et regarder les nuages.

Parce que j'en avais marre du ciel bleu alors avec ta sucette à la vanille tu en as crée. Des roses et des bleus. Puis comme je te soûlais, tu en as aussi fait un vert pâle.

Bien sûr t'as voulu te baigner mais je t'ai bien fais comprendre qu'avec une température pareil c'était "no way".

Alors du coup, pour pas que tu me jettes à la flotte ( t'es devenue trop experte dans cet art), j'ai augmenté le thermostat pour qu'elel soit plus agréable. T'as bien un peu râlé parce que l'Atlanticus c'est pas sensé être chaud mais comme je t'ai noyé on t'as plus entendu...

Franchement, j'avais pas envie de rentrer...Mais je savais que ta mère t'attendait, alors il a bien fallu faire le chemin en sens inverse.

J'ai profité de ce voyage pour sommeiller, me baignant de ta présence, t'écoutant insulter et pester après quelques embouteillage.

Puis, j'ai dû te laisser...

Mais c'était un bon lundi, vraiment.

Meilleurs que celui que j'aurai pu te raconter pour de vrai.

Lily complétement rêveuse.

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lundi 12 février 2007

ça me botte grave...

Ma très chère amie,

Un lundi oui avec tout ce que ça implique en futures heures de souffrance...Mais au moment où j'écris on s'approche du mardi, alors ne chargeons pas trop le jour de la Lune...;)

Voilà, j'ai un problème.

shoesJe suis amoureuse. J'ai beau essayé de ne pas les mater...Mon regard ne cesse de revenir à elles. J'aime la puissance, l'agressivité qui se dégage de leurs formes lorsque je coince mon jean dans leurs ouvertures. J'aime leur touche d'originalité avec ce chat qui a une araignée au plafond, j'aime laisser des traces quand je marche dans la boue disant aux gens "get lost"...Mes yeux ne peuvent se décrocher d'elles quand je marche...

Et cette passion matérielle me laisse perplexe...Je crains qu'elles ne finissent par prendre possession totalement de mon esprit et que je me retrouve à dormir avec elles, à prendre ma douche avec elles...J'ai même hâte de te les présenter c'est pour dire... Franchement, je crois que je ne m'arrange pas avec l'âge.

Sinon la nouvelle du jour aux enfers, c'est l'arrivée d'un nouveau. Je sais pas encore comment je vais le surnommer..." Tu pues " me semble cruel mais pourtant très vrai...Enfin il ne sent pas les poubelles. Il sent juste très fort. Une odeur âcre, un peu comme du vieux papier de bibliothèque qu'on aurait laissé trainé dans une cave humide...Et encore je me shoote volontier aux livres...

Il a une bouche énorme. Des cheveux crépus entre "je connais pas les peignes dis dis c'est quoi ça semble rigolo" et les dreadlocks qui me traumatisent profondémment depuis qu'une fille au lycée m'ait avoué s'en faire avec du jaune d'oeuf...

Bref, ce n'est pas encore lui qui servira d'acteur à mes fantasmes sexuels décadents (mot clé again). Le jour où ils embaucheront des beaux gosses...Parce que niveau filles, on est presque toutes canons...C'est lassant la discrimination sexuelle.

Lily Overdésabusée mais Overinlove-de-ses-shoes

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Overlundi

Chère Lily,

Encore un lundi digne d’un lundi. Hormis les tournois de balle rebondissante ce matin en entretien physique, la journée a été terriblement longue… Elle a pourtant commencé en superstress, Emmerdeurs de Fées (aussi appelé EDF) ayant décidé de péter un câble au milieu de la nuit et assommé mon coq, au point que ma matriarche a dû le remplacer. Heureusement qu’elle était là, sinon je serais toujours au lit, à l’heure qu’il est (quand je suis lancée, on m’arrête plus). D’ailleurs ça me fait penser que je n’ai toujours pas pris le temps de le réanimer. Je risque d’avoir encore besoin de lui, demain matin. Pfff c’est chiant à réanimer un coq. 

Je crois que Nympholie commence à se rendre comte qu’elle est oversoulante. Du moins, elle se rend compte que tout le monde est oversoulé, mais j’ai comme l’impression qu’elle ne comprend pas vraiment pourquoi. Il y a des gens, comme ça, qui pensent que ce sont les autres qui ont un problème et à qui il ne passerait même pas par l’esprit de se remettre en question. Je trouve cela affligeant.

Enfin ça ne l’a pas empêchée de me ressortir des vannes de merde vieilles de trois jours, et même de les recuisiner. Sérieux, c’est pas des cours d’accompagnement qu’elle devrait prendre, mais elle devrait carrément refaire tout son relationnel.

Enfin bref. Parler de cette fille me déprime. Je me croyais sociopathe mais visiblement il y a pire. Mais je n’ose pas lui en parler, elle risquerait de croire que je lui propose d’étudier la sociologie des pâtes avec elle. Si tu savais comme elle est fatigante…

Bon à part ça, ma journée a été tellement passionnante que j’en ai le cheveu tout retourné. Je déteste ces journées de la mort où on a rien à raconter à la fin. Ça m’oversoule, décidément.

Suny, oversoulée, au cas où t’aurais pas compris.

(Puis qui a overparévisé son interro d’économie relationnelle qui justement a lieu demain, mais que de toute façon elle s’en fout parce que l’éco ça rentre d’un côté et ça ressort par l’autre, puis qu’elle en a marre de ces histoires de Perte Infinie du Butin, de Pur Neuneu Barbu, de Vol d’Autruches et de je ne sais quoi…, puis que son prof il a une moustache super bizarre, puis ses lunettes qui lui font des marches chelou au-dessus des oreilles, qu’on voit bien parce qu’il est chauve comme un œuf de dragon…)

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lundi 5 février 2007

Ça va saigneeeer !

Chère Lily,

Albator, tu sais le quart intéressant de ma promo, n’est plus intéressant du tout. C’est même un connard, ce que je ne suis pas privé de lui faire remarquer, tu t’en doutes bien.

Cet après-midi, nous allions ingérer notre dose de glucose (cette fois tout à fait en accord avec la loi, mais bien évidemment pas avec le règlement intérieur, mais après tout, qu’en avons-nous à foutre ?) quand une petite humaine est venue tenter de nous taxer. N’ayant pas mon paquet de sucette sur moi, je lui dis que non, et l’autre idiot en rajoute en disant que de toute façon, t’as vu, mon paquet est vide, regarde par terre.

Je regarde à terre, le paquet qui avait chu près de mes superbes bottes chocolat. Puis je le regarde, puis de nouveau le paquet, puis je le re-regarde.

-         Ramasse.

-         Ben pourquoi ?

-         Tu connais pas les poubelles ?

-         T’en vois une dans le coin ?

(Ouais, ta sale gueule).

-         Ben tu peux bien attendre deux minutes le temps d’en trouver une, y’en a plein dans l’école.

Il hausse les épaules et suce tranquillement sa sucette.

-         Mais ramasse !!

-         Trop tard, il est par terre.

Et je l’imagine allongé près de son paquet vide de chupa-chups, en train de se faire éclater la gueule par mes talons aiguilles.

Je prends une grande inspiration, pour ne pas commencer à partir sur mes éternels monologues sur la mort prochaine de notre pauvre planète. Contrairement à nous, les humains n’y survivront pas, mais bizarrement c’est eux que cela semble toucher le moins.

-         Mais t’es vraiment un connard, toi, fais-je remarquer, pleine de perspicacité.

-         Ben non, je m’en fous, c’est tout.

Il s’en foutra moins quand mon talon aura migré de sa tronche vers ses organes reproducteurs, crois-en mon expérience.

Résultat, j’étais déjà tendue ce matin, mais là ça dépasse tout ce qu’on peut imaginer. Heureusement Nympholie et Bronchite étaient là pour détourner un peu mon attention.

Bref, à part ça pas de nouvelles à donner du côté du postérieur de M. Postérieur (le fameux prof de techniques de cyber-rencontres, il porte bien son nom, hein), vu qu’il l’a gardé vissé à son trône pendant les quatre heures qu’a duré la séance. Il pourrait être un peu plus généreux, tout de même, et donner un peu plus de sa personne pour ses cours, c’est son travail après tout, il doit y mettre du sien. Je te jure, la vocation de professeur n’est plus ce qu’elle était.

Suny, un peu crispée.

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Encore un lundi...

Un lundi...Voilà qui justifie l'existence de la catégorie à son nom.

Que dire...Je suis épuisée, j'ai mal au crâne mais je suis de bonne humeur.

Ce matin, je me suis donc habillée en déesse téfal : robe d'argent fluide en maille tissée, boucle d'oreille en argent fluide et chaussures démoniaques à l'effigie de Hell...Et j'ai poussé le vice à mettre ma petite doudoune noire, dévoilant ainsi mes jambes aux regards du monde entier.

Du coup, dès que je regarde mes pieds, je suis de bonne humeurs car je kieffe trop mes chaussures...Il en faut parfois peu pour être heureuse...

Arrivée aux Enfers, je me suis retrouvée à prendre le bigophone deux fois...Et je suis tombée sur monsieur Incertitude.

Je m'étais longuement occupée de son cas vendredi dernier, aussi se permit il à un moment où j'en étais à ma troisième tentative de raccrochage, de me couper pour me demander :

- Ne seriez vous pas la jeune fille qui a le me^me four que moi et avec qui je m'étais entretenue vendredi dernier ?

Voilà ce que c'est de raconter sa life à des clients potentiels...

- Oui. Vous êtes monsieur Incertitude n'est-ce pas ?

- Oh !! Mais quelle mémoire !! Vous êtes fabuleuse !

Sais-tu, ma chère Suny que sur ce point, je n'invente même pas....

Flattée, je pris ma voix la plus sensuelle pour minauder :

- Mais monsieur Incertitude, je n'oublie personne...

- Et bien figurez-vous que moi aussi, je pensais à vous cette nuit en mettant la tête dans mon four !

- ...

Parfois les clients me laissent perplexe. Toujours est-il que je l'ai assuré cramé la gueule à mon collègue qui devait le rappeler et qui ne l'avait pas fait. Il en fut ému et me remercia de mon dévouement.

A midi, j'ai accompagné Cherubin pour déjeuner à Pomme de Peine. Elle a beaucoup pleuré et j'avoue ne pas trop savoir quoi faire. Je n'en montre rien, l'écoutant ou la serrant dans mes bras mais c'est vrai que cette impuissance est atroce....Sa mère meurt lentement. Il n'y a rien à faire, rien à dire...Et aujourd'hui c'est son anniversaire...Je lui ai payé le repas mais j'aurai préféré guerir sa mère en cadeau....

J'ai également appris que son copain pour lui remonter le moral avait invité des amis et des collègues samedi soir...Hors elle était surprise de ne pas me voir puisque nous sommes très proches toutes les deux...Il s'avère que So Blondie, une collègue en commun, a "oublié" de me contacter. Si je n'en ai rien montré, je dois t'avouer que ça me reste en travers de la gorge. C'est très école primaire, mais ça fait plusieurs semaines qu'elle essait de se mettre entre Cherubin et moi...Et ej déteste ça parce que je sais pas défendre ma place. J'ai jamais su en amitié comme en amour.

Sinon, le gnome à lunette ayant remonté dans mon estime, il se nommera désormais : Petit Papa. Il a décidé de militer pour que je revienne à 35h puisque je bosse dans son service...Je lui ai promis de lui lécher les orteils s'il y parvenait. Il a trouve ça très motivant.

Encore une bonne heure et je serai délivrée de ma tâche...Il me tarde de me vautrer dans un bon fauteil...Il me tarde plus encore de te rendre visite.

Imaginé par Lilylune à 16:52 - Les zhumeurs du Lundi - Grains de sel [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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