vendredi 21 septembre 2007
Nouvelles de Féerie
Chère Lily,
Pfou la, ça fait tellement longtemps que je ne t’ai pas écrit que j’arrive à peine à retrouver mes touches… Mais je profite d’une journée chargée en aventures pour te donner un peu de mes nouvelles. En fait, je vais commencer par hier soir, tu comprendras mieux.
Hier soir, donc, en sortant de notre cours de full contact avec Nympho et Blondie (ouais, on a décidé de faire ça toutes les trois pour pouvoir se mettre des taquets en toute quiétude), nous sommes allées directement au bord du Fleuve Aux Eaux Douteuses pour la soirée d’intégration des première année (qui se passait sans les première année vu que ces trouducs avaient peur de venir parce qu’ils se connaissaient pas, mais à ce moment-là on se demande à quoi sert une soirée d’intégration, hein). Après nous être gelé les glaouis pendant une heure avec trois autres âmes perdues qui étaient déjà là, nous avons décidé avec Nympho de nous arracher pour retrouver nos nids respectifs, comme par hasard pile au moment où le gros de la troupe arrivait…
Mais visiblement, nous avons bien fait.
Ce matin, j’arrive au bagne, et Nympho me prend direct à part pour me prévenir : on s’est tirées pile au bon moment, une pétasse de première année a ramené des potes à la soirée et ils ont pas hésité à profiter de l’obscurité pour dépouiller leurs affaires… Putain, je viens d’apprendre le coup de pied circulaire et j’étais même pas là pour montrer mes talents, j’ai les boules. Enfin remarque ils se sont tiré assez rapidement visiblement, et les autres n’ont remarqué tout ça qu’après, en retrouvant leurs affaires éparpillées un peu partout…
À la pause de 10h, vu que la nana a quand même osé se pointer à l’école, Blondie la prend à part, vu que dans l’affaire on lui a tiré son portefeuille et la façade de son poste (vas savoir à quoi ça va leur servir sans le poste, hein, m’enfin les crétins fouteurs de merde j’essaie même plus de les comprendre), et elle la prévient direct : « Enlève tes lunettes parce que si ça part je te les explose ». V’là déjà un aperçu de l’humeur de Blondie, compréhensible d’ailleurs, personnellement j’aurais même pas pris la peine de la prévenir et je lui aurais fait avaler ses morceaux de lunettes un par un.
Bref, elles ont discuté un bon moment, et la nana, bonne pouffe de base qui se la joue caillera Gucciotte, baggy et french manucure (cette fille c’est une faute de goût incarnée), conclut : « Ben moi je suis partie sereine, hein, rien vu, rien entendu, rien fait », sachant que sur une photo prise par pure coïncidence lors de la soirée elle est tranquillement assise à côté de son mec, qui bizarrement cache une sorte de façade de poste sous le bras et a la main plongée dans un sac qui ô surprise ! ne lui appartient pas.
Bref, la nana s’en est bien sortie (sans bleus, quoi). Pour le moment… Parce que non seulement on s’est pas gênés pour la griller auprès des profs et de toute sa classe, mais surtout elle a déjà les flics au cul et elle est prévenue que ses potes bénéficieront du même traitement et qu’ils tentent quoi que ce soit de plus, ils auront pas mal de créatures enragées à leurs trousses.
Bon, journée d’intégration oblige, on leur avait prévu un gentil bizutage mais l’humeur n’y était pas trop, du coup on a fini par retourner sur les lieux du crime pour voir s’il restait pas quelques preuves et là, miracle, on a retrouvé un peu plus loin le portefeuille de Blondie intact, à part cinq cacahuètes manquantes. Les autres victimes par contre n’ont pas eu autant de chance…
Bref, on retourne au lycée, on bouffe, on les bizute quand même un peu (à coups de marqueur sur la tronche et de pizzas piégées au piment, histoire qu’ils se souviennent de nous lors de leur prochaine crise d’hémorroïdes), puis zou to the lazer game, pour que la journée ne soit tout de même pas complètement pourrie.
Bilan de l’après-midi : malgré la perte imprévue de mon coude, je me suis bien amusée, et pour une fois j’ai fait aucun score négatif, j’ai même tout déchiré, septième sur seize à la première partie et quatrième à la seconde, vraiment, j’étais inspirée, aujourd’hui. À tel point que certaines personnes sur lesquelles je me suis acharnée m’en veulent un peu, maintenant…
Puis voilà, maintenant je suis bien crevée, ces quatre semaines de bagne m’ont mise sur les rotules, mais les aventures sont pas finies, je reprends le boulot lundi, je me fais charcuter les gencives dans deux semaines, faut que je vende mon cercueil à roulettes vu que j’ai repris de le Carrosse de la Matriarche, faut absolument que je passe enfin ce putain de permis de Licorne avant que mon gouffre en banque ne fasse définitivement la gueule, faut aussi que j’appelle le Patriarche, tiens, pour voir où en est sa pneumopathie atypique, que je commence à travailler les quarante-douze dossiers que j’aurai à pondre cette année, que je lave mon nouveau Carrosse, que je pense bien à continuer mon anti-régime, et j’en oublie, enfin bref, t’étonne pas si j’ai pas le temps de raconter ma life, puis heureusement on a quand même la télépathie, hein…
Suny, ministre sans le salaire ni la fonction qui vont avec (seulement l’agenda qui déborde, en gros).
Nouvelle de dernière minute : le patriarche de ma Matriarche (tu sais, l’enculé que je suis censée considérer comme mon grand-père et qui nous a bien pourri la vie ?) a un cancer du poumon inopérable. Chacun son tour, comme l’a très justement fait remarquer ma Matriarche.
jeudi 7 juin 2007
Areu.
Chère Lily,
Je me plaignais d'être à la maternelle, mais en fait je m'étais trompée : je suis à la crèche. Et le pire dans tout ça, c'est qu'aujourd'hui, j'ai pris part aux réjouissances... mais où va le monde?? Que m'ont-ils fait? Je suis lobotomisée!
Je t'explique : en arrivant pour faire son cours cet après-midi, ma prof de communication internationale, au lieu de trouver une classe d'étudiants sérieux, disciplinés, et surtout représentant une classe d'âge comprise entre 19 et 24 ans, est tombée nez à nez avec un attroupement de gros bébés. Bien sûr, il y avait une raison : elle est enceinte jusqu'au nerf optique, et elle a l'audace d'avoir prévu la livraison pour cet été, quand nous ne serons pas là, alors il fallait marquer le coup en créant la surprise. Pour sûr, elle a été surprise... Elle a même eu peur de devoir donner le sein à chacun.
Pour ma part, j'étais affublée de deux jolies couettes (pour ce genre de coiffures minables, mes cheveux se laissent faire, hein, grrrrr, je les hais), d'une tétine avec des tortues bleues dessus et d'une superbe couche modèle "pour les vieux incontinents"... Et dire que j'avais mis un joli tailleur ce matin, ça a cassé tout le mythe en trois secondes. Le pire, c'est que l'événement a été immortalisé à mon insu. Pourvu que ça passe pas dans Voici!!
Suny, en pleine régression.
mercredi 30 mai 2007
Dentiste en famille
Chère Lily,
Ce soir, encore une visite chez l’arracheur de dents (non je t’assure c’est pas mon amant, il ressemble pas assez à Denzel, puis franchement un type qui me connaît si intimement je pourrais pas (comme le trifouille-fouille, sauf que mon trifouille-fouille c’est en fait MA trifouille-fouille, alors c’est encore pire, pis en plus elle est trop vieille, puis lui aussi d’ailleurs, ses gamins sont encore plus vieux que moi (ouais je connais sa life de A à Z en passant par toutes les lettres de l’alphabet (et je suis plus trop où j’en suis dans mes parenthèses, du coup)))). (Ça y est je m’y suis retrouvée.)
Je disais donc, je suis allée, encore, chez l’arracheur de dents, qui n’est pas mon amant, et cette fois il a fait l’inverse de son métier, il m’a mis une nouvelle dent (ou plutôt plantée dans les gencives, ça fait mâââââl, putain), mais là n’est pas le sujet, parce que franchement qui se soucie de mon nouveau sourire de star, à part Denzel, qui vient de prendre l’avion, là, pour me rejoindre (nan je suis pas en train de faire une fixette, d’où t’as vu ça, toi ?!).
J’entre donc dans la salle d’attente en arrivant, et là, stupeur et horrification, l’intégralité de la famille Bidochonnes (avec un prime un futur Bidochon qui traînait là, ou plutôt qui faisait j’sais pas quoi vautré sur la banquette) était là, il y avait la mère, la fille et la fille bis (et le fils, donc).
Et là, je me suis dit, p’tin, il est 17h25, j’ai rendez-vous à 17h30, s’il fait passer toute la famille j’ai le temps de me faire un shoot à l’anesthésiant et de m’en remettre avant qu’il me prenne (nan, pas prendre dans ce sens-là, rhô nan mais dis donc). Parce que personnellement, je vais pas chez le dentiste avec toute ma famille (remarque ça serait vite vu), alors j’ai du mal à visualiser l’idée qu’on y vienne avec toute sa marmaille, à moins d’avoir toute sa marmaille à faire odonto-torturer (c’est moi qui l’ai inventé çui la (comment ça il est poucrave ??)).
J’en étais donc à la famille Bidochonnes plus Fils (oui je vais y arriver), qui non seulement est apparemment incapable de se déplacer autrement qu’en troupeau, mais qui en plus ne peut s’empêcher de faire partager avec force démonstrations sa grande spiritualité.
J’ai tenté de me noyer dans un bouquin pour ne pas avoir à subir contre mon gré leurs fascinantes conversations, mais je n’ai malheureusement pu passer à côté de :
1) Maman Bidochonne qui fait style je sais lire et qui tourne bien les pages avec insistance (limite je te les déchire), mais qui oublie de faire passer plus d’une seconde entre chaque page au moins pour faire croire qu’elle a lu les titres. Dit comme ça, ça parait anodin. Mais quand t’es coincée depuis dix minutes avec elles dans l’exiguïté d’une salle d’attente, t’as qu’une envie, lui sauter dessus et lui faire bouffer son magazine page par page.
2) Fille Bidochonne qui fait des bruits chelou avec sa bouche, un peu comme quand un vioque boit son café avec une grande cuillère, que une fois ça va, mais que cinq minutes d’affilée t’as envie de lui faire bouffer ton propre livre. Sachant qu’elle devait bien avoir quinze ans, que sa mère était à côté sans rien dire, que putain j’ai des gosses comme ça je les beigne plutôt deux fois qu’une !!
3) Fille Bis Bidochonne qui au milieu d’un délectable (mais Ô combien trop court) silence nous fait une superbe démonstration d’aspiration nasale, si parfaitement exécutée que je pouvais tout à fait imaginer la morve remonter dans son cerveau. P’tin, rien que d’y penser j’en ai la gerbe (et encore je t’épargne la séquence mouchage, c’est trop obscène pour être raconté).
Heureusement Titi est venu me sauver en les appelant pour la séquence torture (qui bizarrement ne concernait que Fille), et j’ai pu assister à une impressionnante ruée vers le cabinet avec un Fils beuglant : « Preeeeuum’s ! Je veux la voir saigneeeeeeer ! »
Y’a des jours, comme ça, où je suis heureuse d’être fée unique…
Suny, perplexifiée (mais redentée).
vendredi 25 mai 2007
Un petit grain de folie dans ce monde de fous
Chère Lily,
Il a plané comme un petit vent de folie sur ma journée… Je ne sais pas si c’est dû au fait que c’est vendredi et qu’on a droit à trois jours de torture neuronale à réviser week-end, ou alors la perspective de la fin de l’année (ouais, tout le monde dans mon école n’a pas la chance d’être en alternance et de bosser tout l’été et de reprendre fin août et de n’avoir que deux semaines de congés pour évacuer une année entière à osciller entre boulot et études), ou l’angoisse des exams (nan, moi ça va, mais faudrait peut-être que je stresse un peu, quand même, peut-être que ça me ferait ouvrir mes classeurs), ou l’été qui s’installe, ou je sais pas…
Tout a commencé lorsque j’ai croisé les Village People dans un couloir… Oui, les vrais, avec le casque de maçon, les plumes d’indien, tous les accessoires, et je les soupçonne même d’avoir ressorti leurs vieux strings en skaï pour l’occasion. Je sais pas trop ce qu’ils foutaient là. Peut-être un come-back en douceur (ouais parce que dans un lycée au fin fond de la narine du monde, ils risquent pas d’amasser les foules).
J’ai tout d’abord mis cela sur le compte d’hallucinations post tortures capillaires, mes poils de cul de la tête s’étant eux aussi mis au goût du jour (pire que d’habitude, je ne pensais pas la chose possible, mais en fait SI, ils sont capables de TOUT ces enculés).
Mais ensuite, nous avons eu droit à un mémorable combat de catcheuses entre deux camarades de classe, en plein cours, soyons fous (Risette n’était pas là, dommage pour elle, elle aurait adoré prendre part à la sauterie), qui s’est soldé par les chutes du Niagara version Dodie, j’ai pas trop compris pourquoi, mais personne n’a compris, en fait. Faudrait que je vérifie si c’est pas la pleine lune en ce moment (les marées, tout ça, ça peut jouer).
Puis en guise de cours, nous avons eu droit à une dégustation de cocktails pour les besoins d’une étude sur leur temps de conservation… L’alcool aidant, Dodie a fini par se noyer, Bronchite a commencé à s’extasier sur mes mollets, Nympho a tenté de m’étouffer avec ses chewing-gums, Mimi nous a montré son string à travers son pantalon (elle venait de découvrir que ce dernier était transparent, alors elle en a fait profiter tout le monde).
Puis Bisou a commencé à communiquer par cris bestiaux interposés avec une personne qui devait se trouver pas bien loin, cachée derrière les arbres. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de m’éclipser, au cas où quelqu’un déciderait qu’une petite orgie serait sympa.
Et sans rien demander à personne, je me suis soudain retrouvée trempée des pieds à la tête (surtout à la tête, grrrr ça poil-de-culte), et comme par hasard j’avais justement eu la bonne idée de mettre un tee-shirt blanc, merci Blondie de « ne pas m’avoir visée » avec ta bouteille d’eau… Enfin la globalité du liquide a surtout atteint mon dos, heureusement parce que ma prof de communication internationale n’a pas semblé avoir pitié de moi et m’a envoyée au tableau. Je te passe le détail des commentaires auxquels j’ai eu droit (On voit ton soutif, mouahaha ! – Et mon genou dans tes dents ?)…
Bon, ce qu’il y a de bien, c’est que j’ai pas vu la journée passer, parce qu’avec tout ça, en 8 heures j’ai eu en tout deux heures de vrais cours.
La chaleur ça rend barje…
Suny, dans un monde de fous.
mercredi 23 mai 2007
Des news of my fucking life (mais nan je cherche pas les mots-clés, merde !)
Chère Suny,
Nothing to say. Nothing qui me fait rire et nothing qui me fait pleurer. Je me retrouve juste engloutie par des journées trop longues...Si tu savais comme je m'ennuis, comme mon esprit vacque ailleurs. Il va vraiment falloir que je change de vie parce que moi les enfers je sature. Et encore...Heureusement que j'ai mon projets en cours parce que sinon mais direct je me visserai les pieds sur le tabouret, la corde au goût pour me balancer joyeusement au son de cette mascarade.
Petit apparté envers tout ces gens qui me parlent via des mots clés.
Je sais combien il est difficile de chasser les puces d'une maison. Sachez que le traitement : pipette (je parle bien d'un anti-insecte liquide dans un recipient en plastique et non d'une pratique douteuse alors point de zoophile par ici je vous prie (mais non Suny je n'ai pas écrit ce mot pour voir s'il apparaitrait dans les stats entre le phoque, la girafe et la paire de seins de Pamela Anderson, franchement pour qui tu me prends ! ^^) + collier anti-puce qui pue (oui je sais dur dur de câliner votre animal quand il tue toutes les mites sur son passage) + spray anti-puce sur les textiles...Ben ça fonctionne à peu près.
Puis quand vous trouvez une puce dans le doux pelage de votre protégé optez pour la solution to kill : au chiote et on tire la chasse d'eau ( la puce hein pas le chat ou le chien !! °_O ). Parce que si vous croyez le tuer en broyant avec vos doigts, vous vous trompez c'est résistant ces créatures, le seul moyen efficace : la noyade. Cruel mais efficace.
Ensuite, vous êtes visiblement très nombreux à vous intéresser à la sexualité des phoques suite à mon brillant article sur cette animal via uen étude approfondie de wikitralala...Ben j'en sais toujours pas plus sur le sujet, alors je suis désolée de vous décevoir mais si vous avez des questions faudra leur demander directement hein...
Pour finir, je me sens moins seule depuis que chaque jour je trouve dans nos mots clés, des coloristes amateurs. Oui nous sommes nombreux en france à aimer le coloriage, activité noble et plus complexe qu'elle n'y parait...Merci mes frères et mes soeurs de vous unir à moi (c'est spirituel cette tournure de phrase alors vous faites pas non plus des films x qu'on rangerait directement dans le vidéoclub d'un sexshop rubrique pornographie (mais non Suny j'te jure que je fais pas exprès-euh !!! °_° ) parce que moi chui une déesse (oui Antoine, Suny est une fée et moi je suis une déesse, c'est pas comme si on était trente mille à écrire sur ce blog alors tu pourrais faire l'effort de suivre-euh bordel !) et je m'unis pas avec tout le monde non plus , dans cette passion hautement coloriste (comment ça vous avez perdu le fil de ma phrase ?).
Donc voilà, ben dès que j'aurai l'humeur à réécrire my life aux couleurs de notre fantaisie, je le ferai c'est promis mais là j'intériorise un peu trop pour m'y adonner. Au pire passez sur mes autres blogs si vraiment vous êtes trop en manque de moi (oui, oui ça peut arriver, tout le monde ne vénère pas uniquement Suny !).
Quant à toi ma Suny, tu sais bien que peu importe ta tronche (tu restes véritablement une très belle nana), peu importe que tu m'engueules de bon matin parce que tu fais des rêves de malade où tu me fais jouer des inepties digne des teletubbies (oui bon je sais je suis volage mais quand même-euh!) comme si j'avais fait en vrai de real, peu importe que tu ais du taff pour devenir une véritable call girl, peu importe la vie, peu importe le temps... Tu es mon ange gardien et qui n'aurait pas besoin d'une telle étoile au-dessus de sa tête ? ;)
Ta Lily flottante
jeudi 3 mai 2007
De la dépendance des humains envers les fées
Chère Lily,
Comme tu le sais déjà, la présentation de notre projet concernant la dépendance des humains envers les fées a enfin été torchée hier. Nous avons même eu droit aux ovations, applaudissements, fleurs, et même évanouissements pour les plus sensibles. Bavette nous a félicités pour notre travail très « pro », genre on avait bien travaillé ça, que ça se sentait qu’on avait pas fait ça à la dernière minute, que non non, on a pas fait ça la veille à l’arrache alors qu’on a eu six mois pour le faire… Mais on pas osé la contrarier et avons accepté les lauriers avec modestie.
Bref, il me semble donc logique de te faire part de résultats de notre étude, parce qu’étant accro à une fée (même si pas humaine mais divine), tu as le droit de savoir ce qui cause cette dépendance.
Les fées sont constituées de nombreuses substances hautement addictives, telles que la poudre de perlimpinpin, le rire cristallin (en théorie), les cheveux doux et scintillants (en théorie, mais là je sors de chez le coupe-tifs, c’est magique, j’ai le cheveu lisse, doux et discipliné mais dans l’œil, faut que j’en profite, ça va pas durer), la peau diaphane (en théorie), la classe en toutes circonstances (ça, c’est vrai, sauf quand je tousse comme un tuberculeux, que je remets ma culotte en place, que je fais la poissonnière en cercueil à roulettes, que je traite les pouffes de pouffes, etc.) et autres substances théoriques (ptin, je me rends compte qu’en théorie je suis un peu ratée comme fée).
Elles bénéficient également de nombreuses qualités dues à leur constitution, à savoir une intelligence hors du commun, la faculté de faire rêver et de rendre heureux, de faire disparaître les petites douleurs en un clin d’œil, en bref, de rendre beau tout ce qu’elles touchent et d’émerveiller tous ceux qui ont la chance de les côtoyer.
Mais il faut faire bien attention car la redescente peut être difficile, et la désintoxication très pénible (regarde Van Grump, il s’en remet toujours pas…). Il faut savoir qu’à long terme, avoir une fée dans sa vie peut rendre fou et causer toutes sortes de désordres psychologiques, tels que des phobies diverses (anémophobie (à cause du brush), atychiphobie (les fées réussissent tout ce qu’elles entreprennent alors forcément…), galéphobie (les chats s’en prennent volontiers aux fées, c’est assez traumatisant pour ceux qui les aiment (les fées)), nanopabulophobie (ne me demande pas pourquoi, c’est ainsi… et si, la phobie des nains de jardin à brouette ça existe, je t’assure), battophobie (à cause du fouet bien évidemment), ocaludophobie (la peur du jeu de l’oie est très contagieuse, et les fées en souffrent souvent), et bien d’autres), des crises de tripotite aiguë (ça c’est les fées elles-mêmes qui en pâtissent), et puis les classiques : paranoïa (on m’a volé ma fééééééééééééééééééééée ! – Mais nan, elle est juste dans la salle de bains en train de se faire un pouffobrush), schizophrénie (probablement à cause des diverses transformations infligées par les fées en colère), dépression, tout ça.
Après tout ça, inutile de préciser que côtoyer une fée, et donc y être dépendant, peut être très dangereux. D’autant que non contentes de réduire leurs admirateurs à l’esclavage (non volontaire parfois hein), les fées ont la poisse. Il suffit qu’elles soient dans les parages pour que le courant disjoncte alors qu’on est coincé dans un monte-fainéants, ou encore que toutes les boutiques dont on a absolument besoin (genre la manucure, question de vie ou de mort, donc) soient fermées/en travaux/aient carrément déménagé (de peur de voir la fée débouler ?). Mais ça tu le sais déjà… (j’oublie pas le reur, hein, je vais m’le faire c’t’enfoiré, je vais m’le faire !!).
Voilà, au prochain numéro je compte peut-être faire une étude plus poussée sur le cheveu féérique, parce que quand même, même pour moi ça reste un grand mystère de ce monde. Parce que comme pour moi avec le phoque vestimentaire, je suis certaine que tu meurs d’envie d’en découvrir un peu plus sur l’étonnante constitution de mes poils de cul de la tête.
Suny, élue reine du jour du cheveu L’oréal.
samedi 21 avril 2007
Ta mère
Chère Lily,
Je faisais des recherches afin de répondre à la question des blagues à propos d’anoraks et je suis tombée sur un joli fourmillement d’affirmations concernant Ta Mère.
Alors je me suis dit que vu que tu mets des heures à brasser la litière de ta hyène, j’avais rien de mieux à faire que de te résumer ce qui se raconte sur ta mère.
Ta mère au Prisunic en anorak dans le rayon des surgelés (ça y est, on a la blague anorak).
Ta mère en balle sur ma raquette.
Ta mère douille. Ta mère fouille.
Ta mère elle mange tellement de cacahuètes que quand elle chie ça fait des snickers (j’avoue, j’ai rigolé comme une baleine).
Ta mère elle mange tellement d’artichauts que quand elle pète, ça sent la Bretagne (j’avoue, là aussi, même si je vois pas où ils ont trouvé que la Bretagne sent l’artichaut… nan mais).
Ta mère est tellement moche que quand elle va à la banque, ils coupent les caméras.
Ta mère est tellement radine que quand tu lui mets un coup de pied au cul, elle serre très fort les fesses pour te voler ta basket.
Ta mère à cheval sur un âne. Un âne à cheval sur ta mère (c’est selon).
Ta mère est tellement conne que quand elle joue avec le chien c’est elle qui va chercher la balle.
Ta mère est tellement conne qu’elle a trébuché sur un téléphone sans fil.
Ta mère est tellement méchante que quand elle marche dans la rue, les pitbulls changent de trottoir.
Ta mère est tellement grosse qu’elle se réveille par morceaux.
Ta mère est tellement vieille qu’elle est en noir et blanc.
Ta mère est tellement petite qu’elle s’emmêle les pieds dans la ficelle de son tampax.
Ta mère est tellement conne qu’en lisant cette page elle n’a pas compris que c’était d’elle qu’on parlait.
Ta mère est tellement sale que même ses morpions ont des poux.
Bon, je l’admets, elles sont pas toutes très distinguées, mais quand même, je m’amuse bien…
Suny, à fond dans ta mère…
PS : je tenais à préciser que je n’ai rien contre ta mère, hein.
dimanche 15 avril 2007
Mais où va le monde sans Lily??
Chère Lily,
Ton absence m’a tellement pété les neurones que je n’ai même pas eu le courage de t’écrire durant toute cette semaine… Pourtant il m’est arrivé quelques petites choses qui auraient mérité des commentaires, genre un nouveau stagiaire chelou (le style je regarde les autres de haut, j’ai des ambitions bien plus hautes que les tiennes, et pourtant c’est bizarre je n’arrive pas à retirer ce doigt que j’ai toujours gardé dans mon cul, faute de capacités à faire quoi que ce soit de mes pauvres petites mains de fils à papa trop bien pour travailler afin de gagner son argent de poche), une dent qui part en cacahouète sans crier gare (m’a valu un rendez-vous chez l’arracheur de dents cette pute, j’ai même eu droit à un nerf en moins… Enfin ça fera ça de moins comme nerf à mettre en boule la prochaine fois qu’on me foutra les glandes), plusieurs tentatives de meurtre envers ma chère personne (toujours ces putain de stagiaires), mon second cours de dressage de licorne (suis passée à la licorne gros volume, ça arrache, j’en ai même profité pour les semer en ville gnin-hin-hin), tout ça…
Mais aujourd’hui, ce n’est pas ça que je vais te raconter. Parce que Googol a profité de notre absence pour faire des siennes, et je t’assure, ça vaut un courrier en entier !
Alors attention y’a de la matière…
Commençons par « trop sensible et trop nerveuse ? pourquoi ? »
Ça, très chère, c’est la faute aux stagiaires, et peut-être un peu au café. On peut aussi penser aux ragnagna, mais j’aime me dire que ce n’est qu’une excuse inventée par les mecs pour justifier leur incompréhension envers le sexe supérieur.
« blog fourrure menottes »
Ouais, j’ai eu des menottes à fourrure pour Noyel, mais seul Denzel a le droit de les voir. Faudrait juste qu’il se décide à venir boire l’apéro à la maison.
« les coloriages de balle des douze princess »
Hein ?
« Totally faux cul »
Ah nan, le mien il est totally pur beurre du pays des fées, façonné aux crêpes et aux chips, et pourtant si parfait…
« Comment sauver le girafe »
C’est Lily la pro, je » la laisse répondre…
« etre sodomiser »
Ouais je sais, c’est dur…
Alors ça, c’est une trop bonne nouvelle !!
« nictou »
Ah nan, je l’ai pas vu cette semaine (parti tenter de sauver la girafe en lui parlant de sa formidable maladie).
« branleuse »
Et fière de l’être.
« aujourdhui j’ai mis jarretelles »
Toi pas oublier guêpière, j’espère.
« billodrome »
Tiens Lily, regarde qui est venu nous rendre visite !!
« décidé char »
J’ai beau tenter de réagencer les lettres entre elles pour voir s’il n’y avait pas un message subliminal derrière tout ça, mais nan, vraiment, je vois pas.
« achevez moi »
Pas de problème, viens je t’attends (vais enfin pouvoir me défouler sur une personne consentante…).
« l enfer pas forcement les autres »
Mouais, j’attends les preuves.
« glue rebondissante »
Hmmm… moui, c’est original… Mais j’ai du mal à visualiser le concept…
« ponceuse pour despentes »
Tiens despentes aussi a besoin de se poncer… Comme quoi même riche et célèbre on reste humain…
« 1001 souris vertes »
Après les 101 dalmatiens… Monsieur Dix Nez nous gâte.
« coloriage d’arc en ciel »
Vala une idée de coloriage… hum… réalisable.
« coloriage d’une girafe au long cou »
T’as déjà vu une girafe avec un petit cou toi ??
« je veux tous savoir sur la girafe »
Et voilà, rebelote… Je parle de cochonne, même pas j’ai un mot clé, et Lily elle parle d’une girafe elle en a trois d’un coup. La vie est vraiment trop p’injuste, moi je dis.
« nohohon d’amour »
Allez, encore un… grrrr.
« plein de licorne »
Bah ça doit être moins cher qu’un plein de cercueil à roulettes en tout cas.
« vitesse d’un char d’assaut »
Pas aussi rapide qu’une bonne vieille licorne, à mon avis.
« ce faire sucer en cachette »
Parce qu’en général tu fais ça en public ? Mais le monde est fou !
« esclave lèche déesse »
Alors là, non, je proteste, je refuse, je hurle !! Espèce de pervers ! C’est MA déesse d’abord, on y touche pas, même pas avec les yeux !
« qu’est-ce qu’on fait avec les ailerons et les fois et la graisse de volaille »
Mais comment on fait pour se taper des mots clés pareils ??
« brouter le fion
Ben c’est charmant, ça.
Enfin bon, tu vois ma Lily, y’a pas que moi que ton absence a désespéré, regarde un peu combien de personnes ça a troublé au point de les faire raconter n’importe quoi et chercher du réconfort n’importe où !
Heureusement que tu rentres ce soir, hein, parce que je commence réellement à flipper, là…
Suny, hum… perplexe, oui, c’est le mot.
vendredi 30 mars 2007
Time out
Chère Lily,
C'est FIIIIIIIIIIIIIIIINIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!! Les comptes-rendus sont rendus, j'ai réussi à ne pas trucider Risette cet après-midi (même que je lui ai parlé et que j'ai été polie, tu te rends compte!), et puis même que ce midi j'ai trouvé le courage de m'insérer un peu dans la société et que je suis allée manger au Punch avec des gens de ma classe.
Et même que j'ai avalé une énorme pizza pleine de gras à moi toute seule, suivie d'une coupe recouverte de chantilly, et même que c'était super bon, même si les conversations n'étaient pas spécialement ragoûtantes (genre des types qui se mettent des vers de terre dans le fion juste parce qu'ils aiment bien, et encore je reste dans le soft, nan mais je te jure, y'en a ils sont totalement jetés.
Et même que j'ai le neurone démoli, mais que ça fait tellement de bien de se savoir en week-end (même si demain on rempile pour bosser sur ce dossier de merde, que je vais devoir choper Bigbouche au bus, que j'ai trop pas envie de la voir mais qu'en ce moment elle est pas trop à claquer (ouais, déprime oblige, elle ressent moins le besoin d'être ouvertement conne), que j'ai puisé dans toutes mes réserves cérébrales pour ces comptes-rendus, que je risque de plus servir à grand chose pendant au moins une semaine, que j'ai paaaaaaas enviiiiiiiie de travailleeeeeer sur ce dossier de meeeeeeerde, mais bon).
Et même que dans un mois je lâche ce trou qui pue le Fauve pour venir me balader avec toi sur le Styx, que même si j'en ai de très mauvais souvenirs ben avec toi ça ne peut qu'être merveilleux.
Et même que je sais même plus ce que j'allais dire ensuite.
Vivement la retraite.
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jeudi 29 mars 2007
H -19
Chère Lily,
J'y suis presque, j'y suis preeeeeeesque!
Plus qu'un compte-rendu à faire et c'est bon, tout est ok, je pourrai passer un week-end tranquille (enfin juste le dimanche, vu que pauvres masochistes que nous sommes dans le domaine de l'accompagnement, nous avons décidé de travailler sur notre dossier avec mon groupe de travail samedi... Mais bon, au moins l'essentiel est fait.
J'ai de plus appris une excellente nouvelle aujourd'hui, celle du pont du 1er mai, cette petite croix sur ce lundi qui aurait dû être maudit me transporte de joie, surtout sachant que c'est avec toi que je vais passer ce lundi avec une petite croix. Enfin il faut quand même préciser que ça a failli tomber à l'eau, tout ça à cause de ces fous de la Société des Navigateurs au Cerveau Fissuré qui posent des questions tout à fait étranges, tout ça juste pour réserver un billet sur l'arc-en-ciel. Alors déjà, proposer des tarifs préférentiels aux moins de 25 saisons et proposer à côté des tarifs encore plus préférentiels aux personnes sans position particulière juste parce que le forfait a un nom rigolo, j'avoue que ça me dépasse un peu. Puis proposer la première classe pour un euro de plus (voire de moins!?!) que la deuxième classe, là, franchement, je donne ma langue au chat. Enfin après, moi et le marketing... Je ne suis qu'accompagnatrice, hein, alors si je peux accompagner moins cher avec plus de confort je vais pas me plaindre...
Enfin bref, j'ai tout de même réussi à me dépêtrer de ces questions dignes d'un questionnaire de QI (heureusement, j'ai un QI élevé, paraît-il, mais je crois que ce jour-là ils avaient pris le barême indulgent pour créatures mononeuronales), et c'est donc en première classe et sans bazooker ma paye que je vais venir te rejoindre, dans même pas un mois...
