mercredi 22 août 2007
Tranches de vie
« - Mais qu’est-ce que t’as fait à tes cheveux ?! demanda la gnomette, horrifiée.
- Ta gueule, grommela la fée en touillant son arsenic. »
« - Je suis pas sûre, mais… t’as fait une couleur ? demanda l’ondine.
- Ta gueule, pesta la fée en cherchant sa corde et son tabouret. »
« - Euh…
- Ta gueule, coupa la fée en armant son flingue. »
« - …
- Azy mais fais pas chier là ! Ouais, ils sont MORTS mes veuch, qu’est-ce que ça peut te faire ?
- Euh… En fait je voulais juste savoir si t’avais pas vu mes clés… »
dimanche 19 août 2007
Journée 100% pouffe
Chère Lily,
Quelle journée… Je ne sais même pas par où commencer.
Comme tu le sais, je l’ai passée en majorité avec Nympho (maso, mouâââ ?), journée pouffes powaaa qu’on avait dit. Ben on a tenu nos promesses.
Tout a commencé par une petite balade à Carouf, histoire d’acheter quelques victuailles, et surtout l’indispensable : du chocolat (ouais, c’est pas parce que c’est journée pouffes que je dois pas penser à mon cholestérol, hein). J’ai pas éteint les lumières, cette fois, mais je me suis pas gêné pour foutre le boxon, quoique Nympho se débrouille pas mal aussi, à ce jeu-là, sauf que elle, c’est pas fait exprès.
Ensuite nous sommes retournées chez moi, et là… tout a déraillé. Parce que ouais, journée pouffes inclut souvent, chez nous, quelques heures de torture de poils de cul de la tête. Et ça entraîne forcément une vengeance des sus cités poils de cul céphaliques. Ouais, parce que j’ai eu la bonne idée de leur imposer une coloration, et cette fois c’était pas du henné, mais LA coloration qui les fout en rogne, 100% trucs dégueu dedans, 100% relents qui shootent, 100% cuir chevelu coloré, contre 40% des cheveux colorés, essentiellement à la racine, un peu aussi aux pointes, et PAS DU TOUT entre les deux.
Tu vas me dire, c’est sûrement Nympho qui a foiré son coup, mais j’ai vérifié, elle en a bien mis partout, même sur le mur, c’est pour dire si c’était bien étalé.
Alors je soupçonne que outre le caractère 100% merdique de la coloration, le caractère 100% de cochon de ma touffe y est aussi pour quelque chose. Sachant que pourtant, j’ai tout fait pour qu’ils soient heureux, au point de me prendre une crampe aux orteils lors du rinçage. En fait c’est surtout Nympho que ça a rendu heureuse, au lieu de m’aider alors que je beuglais ma race au pied de la baignoire, elle se bidonnait comme une dinde. M’enfou, j’ai fait pareil quand elle s’en est mis dans les yeux, nanère.
Par chance, la coloration 100% produits chimiques ayant momentanément inhibé leur virulence, les poils de cul féeriques se sont parfaitement pliés au supplice du lissage, et bon, faute de couleur digne de ce nom, au moins ils ont l’air à peu près bien éduqués.
Un peu plus tard, alors que nous nous préparions à sortir pour exhiber nos nouvelles couleurs de cheveux (enfin mon pouffo-brush, pour ma part), je descends les escaliers et pim ! Paye ta crampe, à l’autre pied cette fois. N’étant arrivée qu’à la moitié de ma descente, et n’ayant pas envie d’y laisser mes dents, je me suis hissée tant bien que mal jusqu’en bas, je pourrais même pas expliquer comment j’ai fait pour y arriver entière, mais toujours est-il que rebelote, je me suis retrouvée à brailler assise au pied des escaliers avec Nympho qui se bidonnait à côté de moi (je te jure, c’est une vraie copine cette Nympho).
La crampe passée, je remue un peu les orteils pour vérifier que tout fonctionne et bam ! Nouvelle crampe. Re-braillage, re-bidonnage (pas la peine de préciser qui fait quoi). Re-attente que ça passe, re-remuage d’orteils et paf ! Bref, je vais pas te la refaire à chaque fois, si j’ai bien compté ça m’en a fait six à la suite, j’ai dû remonter les escaliers marche par marche sur les fesses, avec Nympho qui ne m’aidait pas, évidemment, elle avait trop mal au bide, et ramper jusqu’à une chaise, histoire de pas passer le reste de ma vie étalée par terre.
Une heure et une petite larme de frustration plus tard, donc, je boitille jusqu’à la voiture de Nympho (elle a eu un peu pitié et a proposé de faire la chauffeuse, malgré la disponibilité du carrosse matriarcal) et zou on file au resto, enfin on va être pépère.
Le temps que le serveur arrive on languedepute un peu, faut bien, sinon c’est pas une vraie journée pouffes, et enfin le serveur arrive. Il me regarde avec un drôle d’air, pendant au moins trois secondes, et trois secondes à se faire reluquer de la sorte c’est atrocement long, crois-moi. Je demande à Nympho si j’aurais pas attrapé une grosse pustule sur le nez (possible traumatisme post-coloration 100% traumatisante) et elle me dit que non, ma sale gueule n’a pas changé (merci Nympho, je t’aime), alors je me demande si je serais pas brusquement devenue la cible d’une sorte de pervers qui se cache même pas pour me zieuter bizarrement et qui en plus fait ça au boulot.
Trois ongles rongés, dix cheveux arrachés et un verre de kir sifflé plus tard, le serveur revient, j’ose même pas le regarder, de peur de croiser de nouveau ce regard super bizarre, et l’autre me dit avant de repartir :
- Au fait si je vous regardais tout à l’heure c’est à cause de votre tee-shirt.
- Aaaaaah ouais… (avec le ton de celle qu’avait mêêêême pas remarqué, tiens).
Ça m’apprendra à me trimballer avec un tee-shirt avec écrit dessus « Nous, on vient pas chier dans nos baignoires ! » (ben ouais, j’ai des goûts vestimentaires bizarres, faut que je l’assume).
Et puis maintenant, je vais me coucher, parce que fée colorée, fée fatiguée.
100% Suny.
mercredi 9 mai 2007
De la constitution du cheveu féerique
Chère Lily,
J’étais plongée depuis vendredi dans une étude fort intéressante, d’où mon silence depuis.
(Je passe au « nous », ça fait plus scientifique).
La tant attendue étude du cheveu féerique est donc achevée, du moins elle a abouti à quelques conclusions fort surprenantes. Nous avons commencé les analyses jeudi matin avec la collaboration du coupe-tifs.
Voici le déroulement des opérations :
JEUDI
10h approximativement : le cheveu féerique semble bien réagir à l’agression du coupe-tifs. Il apprécie le soin (encore heureux, à six pépettes le soin, m’aurait fait chier que mes cheveux poil-de-cultent encore), et se plie à merveille à la torture du brushing. Probablement une sorte de phobie du coup de sèche-cheveux professionnel, parce qu’avec moi, brush ou pas c’est pareil).
13h30 : le cheveu féerique se fait complimenter par les camarades de classe de la fée, et il apprécie. Il fait même une petite démonstration de sa souplesse, parce qu’il le vaut bien.
Conclusion provisoire du jeudi : le cheveu féerique est vraisemblablement doté de conscience, d’amour-propre, voire même de sentiments tels que le souci du regard des autres.
VENDREDI
7h30 : le cheveu féerique a bien dormi, merci. Il conserve sa souplesse brushesque et se reluque un quart d’heure dans le miroir (d’où le retard de la fée qui se trouve en dessous, mais c’est pas grave parce que Risette est encore plus en retard).
15h30 : constatons avec scepticisme un début de rébellion sur la face ouest de la touffe féerique.
17h30 : décidons de procéder à une coupe transversale du cheveu fautif afin de déterminer d’éventuelles causes physiologiques.
23h30 (le cheveu a maintes fois tenté de se rebeller lors de sa découpe) : l’étude de la coupe transversale du cheveu féerique révèle la présence de composants surprenants, mais toujours indéterminés. Décidons donc de procéder demain à la dissection du cheveu.
Conclusion provisoire du vendredi : le cheveu féerique laisse perplexe.
SAMEDI
12h30 : le cheveu n’a pas émis la moindre protestation à rester coincé deux heures sous un casque. Notons que l’événement est suspect et préparons l’opération.
18h45 : ‘culé d’cheveu. Où sont les menottes que je l’attache ??
20h30 : avons enfin réussi à coincer le cheveu féerique. Procédons immédiatement à la dissection.
22h15 : après dissection, on constate que le cheveu féerique est doté de divers organes qui lui confèrent une certaine autonomie, d’où probablement sa propension à n’en faire qu’à son gré. Remarquons notamment la présence de glandes productrices de pigments platine (invisibles à l’œil nu, mais très virulents), ainsi que d’ovaires capillaires à forte concentration en oestrogènes, d’où une humeur menstruelle quasi-permanente. Quand au pseudo-squelette, nous nous demandons à quoi il peut servir.
Conclusion provisoire du samedi : le cheveu féerique court vite.
DIMANCHE
11h30 (ben quoi, c’est dimanche, vais pas me lever à 9h non ??) : après shampooing et nuit passée sur l’oreiller, comprenons l’utilité du squelette. En effet, sous l’effet de l’humidité le cheveu féerique semble capable de prendre des poses tout à fait fantaisistes (mais pas très dignes d’un cheveu).
12h15 : après tentatives vaines de refaire prendre forme capillaire au cheveu, baissons les bras et retournons nous coucher.
13h00 : enfilons une cagoule pour accomplir notre devoir votatoire et tentons de terminer la journée en évitant tout ce qui ressemble de près ou de loin à un miroir.
Conclusion provisoire du dimanche : le cheveu féerique est désespérant.
LUNDI
Heureusement, le bonnet est obligatoire au travail.
Conclusion provisoire du lundi : finalement, aimons bien les bonnets.
MARDI
17h00 : décidons de passer à la vitesse supérieure : le test de la coloration.
17h30 : après maintes protestations, le cheveu féerique a finalement accepté de se laisser noyer dans le henné. Avons négocié en ne colorant que le dessous.
19h00 : commençons le rinçage avec quelques craintes : le cheveu sera-t-il auburn ? Orange ? Vert ? À l’heure actuelle, la troisième solution semble la plus probable.
19h30 : après séchage, constatons les effets : absolument aucun.
Conclusion provisoire du mardi : le cheveu féerique se colore à sa convenance (ouais parce qu’avec le vert ou le violet, y’avait aucun problème, hein). L’auburn ne convient donc pas au cheveu féerique. Devons-nous tenter le blond ?
Conclusion générale de notre étude : après longue réflexion, ne trouvons qu’une explication : le cheveu féerique est en fait démoniaque. Mais ça, on le savait déjà.
Samedi prochain, nous tenterons un nouveau test en essayant cette fois le recouvrement intégral de la touffe féerique au henné. En cas de disparition brutale de la fée, inutile d’appeler la police, elle sera tout simplement allée se jeter du haut de son tabouret.
Suny, capillairement désespérée.
mercredi 25 avril 2007
Il ne faut pas porter la peau du phoque avant de l’avoir lavé.
Ma chère Suny,
Je ne t’ai jamais parlé de mon jean fétiche et pourtant tu as déjà dû le voir.
Je crois que toute bonne pétasse nana qui se respecte a dans son armoire un vêtement spécial.
LE vêtement qui lorsqu’elle le porte, lui amène assurance, bien être et minaudage dès qu’elle passe devant un miroir.
Alors j’avais déjà longuement évoqué mes chaussures d’amour…Mais là il commence à faire un peu trop chaud pour qu’on continue de flirter ensemble dans les rues.
J’ai donc choisi de te parler de ma peau de phoque.
C’est un jean magnifique. Il n’est pas noir, il n’est pas gris, il n’est pas blanc. Il est une nuance de tout cela. Son toucher est d’une grande douceur et il souligne sans boudiner mes formes.
De par sa nature animale, il me permet de surfer sur les vagues sans m’enfoncer dans les eaux…
Pour moi une semaine s’annonce excellente lorsque je le vois sur le sèche linge, signe que je pourrai enfin revêtir cette seconde peau et briller de mon sex appeal sublimer au bureau infernal.
Bon comme je veux pas non plus que tu meurs crétine, j’ai décidé de consulter wikitralala pour voir si je pouvais pas te briefer sur ce somptueux zanimal qui pare mes jambes graciles.
Les monachinés, c'est-à-dire les phoques moines, sont inféodés aux mers tropicales et subtropicales.
Bon alors franchement ça commence sec, je sens bien que vu l’état ruineux de tes neurones t’as besoin de mes lumières…Alors en gros, ils t’expliquent que t’as des phoques qui sont hypra religieux, au point qu’ils décident de devenir moines mais que on les trouve pas partout. En général, ils obéissent à un roi (genre comme notre pape du temps des rois) qui règne dans les coins de mer chaude.
Perso je pense pas que ma peau de phoque soit religieuse.
le phoque de Weddel (Leptonychotes weddelli), qui vit en général en solitaire, mais se rassemble en masse sur les côtes rocheuses au moment de la reproduction
Bon ben ça c’est log
le phoque de Ross (Ommatophoca rossii), verdâtre sur le dos, rayé de jaune sur les flancs, qui broute les algues et ingère les invertébrés des fonds océaniques.
Tu visualises pas ? C’est simple t’en as déjà vu dans ton coin, le monsieur il te parle juste d’une vache qui fait de la plongée avec l’UCPA.
Les eystophorinés, ou phoques à crête, se caractérisent par un organe érectile, formant une sorte de trompe ou de crête, sur la tête des mâles
C’est un peu comme des punk oui, sauf qu’ils ont embrassé la carrière d’exhibitionniste des mers. Tu comprends mieux pourquoi je porte des lunettes de soleil à la plage, il y a des choses que mes chastes yeux de biche ne peuvent tolérer.
Les jeunes phoques à capuchon (Cystophora cristata), des régions circumpolaires, sont ainsi nommés en raison de la présence sur la tête d'une « casquette » qui peut se gonfler quand l'animal est excité.
Il y a un monsieur dans la politique qui les appelent plus simplement : la racaille.
Moi je préfère les désigner comme des wesh-wesh. Ben vi parce que lorsqu’ils t’abordent dans la rue avec la casquette vissée sur le crâne, le pantalon qui tombe et la couche qui dépasse ils font « wesh t’es charmante mademoiselle !
- Désolée je suis mariée-veuve-lesbienne-en passage dans un couvent et plus sérieusement pas intéressée.
- Wesh wesh salope ! »
Bref dorénavant je sens que je vais les rebaptiser les phoques à capuchon.^^
Wikitralala ne nous en apprendra pas plus sur cet animal. C’est bien dommage car je sais d’avance que tu étais très intéressée par la sexualité du phoque (sache déjà que c’est un amateur de partouze sur la plage), par le régime alimentaire du phoque (pas de snack implanté sur la banquise, alors c’est plutôt poisson et sacs en plastique), par ses performances au J.O (Laure manaudou c’est leur p’tite sœur), par ses choix de vacances (plutôt les plages de sable fin) ou même par ses choix religieux (MOI).
Lily, l’amie des phoques.*
* rhôooo mais rassurez vous c'est un peau de phoque en peluche que j'ai que les mini bardot se rhabillent !!
mercredi 18 avril 2007
J'pète les plombs dit le disjoncteur en français dans le texte
Ma chère Suny,
Il fallait bien revenir avec une histoire grandiose, une illustration puissante de ma blonditude (que je vais par ailleurs pas tarder à couvrir au moins sur la majorité de la tête d’un châtain car le jaune pisseux me sied mal au teint) dans notre petit cocon parme (oui ce violet se nomme Parme même si pour moi cette couleur sera toujours celle d’un rouge profond façon jambon de Parme…association d’idée quand tu nous tiens…).
Donc ce matin, je me lève, pas très réveillée mais détendue car je sais que je n’aurai pas à me battre pour la salle de bain avec le Roi des démons en déplacement au royaume des Zinzins.
Je m’étire, allume la radio dans la salle de bain fréquence Chocolat-à-la-cerise.fm et sélectionne ma tenue de top model.
Je m’apprête à y aller quand je me fige au milieu de mon couloir en entendant toquer.
Oui on vient de faire : toc, toc, toc.
Je regarde autours de moi ça ne peut pas provenir des toilettes, j’en suis presque certaine (notons qu’il y a quelques années ma grand-mère a assommé un rat et l’a jeté dans les chiottes et je reste convaincue que la créature ressortira un jour pour me mordre le cul…), je continue de zieuter et je vois la porte du salon.
Le roi des démons possède un Chat Sumo. Une créature tendre, affectueuse mais capable de rouler sur elle-même en raison de sa surcharge pondérale.
Je possède une hyène blonde. Une créature tendre, affectueuse mais capable de se prendre une porte en raison de son faible taux neuronal.
Cependant après minuit, elles se changent en créatures infernales et sont prêtes à dévorer tout ce qui passe à porté de leurs crocs. Du coup, nous sommes obligés de les enfermer à clé dans la pièce principale.
Du coup, mon regard tombe sur cette porte.
Non pas que je m’imagine que ce sont les bébêtes qui ont frappé. Pourquoi frapperaient elles puisque le Chat Sumo sait ouvrir les portes hein ?
Non voilà ce que la blonde en moi pense : Un voleur est entré en grimpant à la façade, il a soulevé le rideau de fer, il est entré et il est resté bloqué devant la porte du salon, verrouillé de l’extérieur. Du coup, comme il entends que je suis debout, il frappe pour que je lui ouvre.
Et moi terrorisée dans mon débardeur trop grand ( normal c’est le marcel du Roi), je fixe la porte en me demandant ce que je vais faire !!
Driiiiiiiing.
Mes yeux dévient de la porte du salon à celle de l’entrée. La porte d’entrée. Ca vient de dehors. Oui comme ça c’est tout de suite plus logique en faite…
Du coup, je m’approche et je zieute au Judas. Une nana. Pas très grande. Genre je peux la latter si en faite, elle veut juste me deshabiller pour me tirer un exemplaire unique de fringue du Roi des démons. Alors même si peu vétue et pas coiffée, j’ouvre.
- Bonjour.
- Bonjour.
- Excusez-moi de vous déranger…
Je ne sais pas trop à quoi elle voit ça en faite.
- C’est pas grave.
- Vous avez de l’éléctricité ?
Je regarde derrière moi : tout est allumé. Le couloir où elle se trouve aussi…Mon dieu, j’ai peut être à faire à une sérial killeuse qui utilise la technique d’approche de Pikachu.
Nan parce que faut faire gaffe genre on te demande « Sarah Connor ? » tu réponds oui ben t’es flinguée…Alors c’est peut être une question piège. Mais bon comme je suis blonde :
- Oui, oui.
- Ah…Nan parce que moi j’en ai plus.
- Ah c’est moche…
- Vi, dit elle en riant.
Elle est souriante et du coup je me fiche un peu d’être à moitié à poils la porte ouvert sur le couloir.
- Ca doit être le disjoncteur, lui dis-je parce que j’ai beau être blonde je sais au moins ça.
- Ah oui mais je suis pas chez moi alors je ne sais pas où il est…
J’ouvre un peu plus la porte et lui montre un panneau blanc derrière moi :
- Ca doit ressembler à ça, il est caché dedans. C’est près de l’interphone. Mais je sais pas comment on remet les plombs parcontre, dis-je contrite parce que je suis quand même méchée blonde…
- Okay ! Merci beaucoup !! Encore désolée…
- Mais non y a pas de soucis !
Bon ben voilà à quoi ressemble le levé d’une blonde….Et pour le coup j’ai pas exagéré sur grand-chose….
*soupir*
Lily, The définitivement blonde du neurone.
vendredi 6 avril 2007
Sauver la girafe
Chère Suny,
Je hais Canalblog quand il bouffe littéralement ma prose avant que ma souris ait cliqué sur "Poster & publier".
Je vais tenter le plus calmement du monde de ne pas marteler ce putain de clavier pour retaper ce que je te racontais, il y a quelques minutes.
Donc je t'annonçais mon départ imminent pour des prairies verdoyantes, des collines vallonées (oui les collines cubiques ça existe)...Bref ma terre natale. J'abuserai autant que possible de la connexion de ma Divine petite maman mais à partir de mercredi ce sea le silence puisque je gagnerai les limbes.
Oh ne crois pas que cela me ravisse, ma douce. Mais il y a toujours un moment où une déesse doit affronter son destin et sauver l'humanité. Parce que oui ce monde est cruel, navrant...Mais il mérite d'être sauver pour une chose. Une chose plus importante que tout. Une chose qui vaut la peine qu'on oublie la guerre, la torture, les pouffes (nan pas toi Suny), les poules, les orties (parce putain ça fait trop mal ces conneries), les mites et surtout la naphtaline !
Cette chose...Non ce n'est pas l'amour (le niveau de niaisitude de cette réponse atteint un bon 9 sur l'échelle de Richter).
Cette chose...Non ce n'est pas le sexe (parce que certes parfois c'est achement bon...mais alors parfois c'est tellement médiocre que si on tombe sur un mauvais coup après avoir sauver le monde, direct on appuit sur le déclencheur pour tout faire sauter...Alors trop aléatoire).
Cette chose...Le fric...Ouais bon si tu me fais un chèque suffisament important ça peut mériter réflexion...Mais non là tout de suite ce n'est pas là que je veux en venir.
Cette chose qui vaut qu'on sauve le monde...Ce sont les girafes.
Oui, les girafes.
Ces créatures d'un autre temps au long cou, aux tâches brune sur un corps jaune. ces créatures qu'on a l'impression que Dieu il était complétement pété à on ne sait quoi quand il l'a fabriqué...Cet animal qui ne posséderait un long cou que parce que en afrique l'herbe est moins verte que dans le champs des pays voisins que du coup pour consommer de l'herbe faut brouter plus haut et que heureusement y a des arbres parce que sinon elle serait devenue carnivore et qui t'imagine si t'avais une girafe qui te coursait dans la savane la trouille que tu te taperait parceque bien sûr tu ne pourrais pas monter dans un arbre puisque y en aurait pas et qu'en plus ben elle te brouterait avec la salade....
Que Wikitralala il te dit à ce sujet que les grecs ils croyaient que la girafe c'était la fille du chameau et du léopart et que toi bien sûr tu te dis que les mots chelou tapé sur google c'est pit être bien des grecs qui les tapent parce que pour avoir des idées pareils...
Que si tu veux te cultiver un peu tu sauras que la girafe elle a autant de vertébres que toi petit humain à savoir 7. Mais qu'elle en fait vachement plus de truc puisqu'elle arrive à l'étirer jusqu'à plus de 5 mètres alors que toi tu souffles comme un boeuf au cours de stretching (ouais d'étirement en anglais).
Que Wikitralala il te dit également que la NASA elle est love de la girafe et qu'elle rêve de faire un fusée girafe un jour (nan mais attends comment les aliens ils vont se barrer en voyant un vaisseau girafe....Tu m'étonnes qu'on croit qu'on est tout seul dans l'univers fat voir comment on peut faire peur) à cause de sa circulation et sa pression enfin si tu veux savoir tu tapes girafe sur google et tu vas voir sur wikitralala parceque là trop trop la flemme de faire un joli lien.
Que la girafe si elle devient carnivore et qu'elle te course d'abord au pas mais elle fera du 15 km/h mais que si vraiment elle a la dalle elle avoisinera les 50 km/h (pire que Suny devant une tartiflette lol).
Mais que si en faite elle a déjà bouffé et qu'elle a juste craquer sur tes beaux zyeux (sachez que Suny elle a des yeux bleus magnifiques) et que là tout de suite après te l'avoir dit (que t'avais des beaux zyeux faut suivre bordel parce que cette note c'est déjà n'importe la wak alors si vous y mettez pas du vôtre on y est pas arrivé) elle te roule le patin du siècle, la pelle magistrale de ta vie et bien sache que sa langue fait environs 54 cm (tu prends ta règle, tu mesures, tu comprends l'emplois du superlatif "magistral"). Mais que rassure-toi elle a pas d'incives donc au moins vos dents se cogneront pas quand elle aura enfoncé sa langue dans ton oesophage.
Pis alors le plus fascinant avec la girafe c'est quand elle se fight avec uen autre girafe parce que tu lui as fichu un vent et qu'elle décide d'abandonner la mixité culturel pour draguer une autre girafe mais que façon Santa Barbe-moi-pas elle est déjà macquée mais que la première veut quand tenter sa chance alors elle va se fighter avec le mac girafe (ca existe pas encore au Temple de la Graisse alors tente pas tu vas embrouiller inutilement la pauve caissière).
Ben elles vont pas se fighter avec des poings, elles en ont pas. Et pis les coups de sabots et les balayettes ça se fait pas, c'est trop méchant. Alors elle lance leur cou façon carambar fondus que t'as mal rien que quand tu le vois sur national géograffik. Et pis que à la fin, wikitralala il dit je cite "Une fois qu'un mâle a conquis une femelle, ses amours sont caressants et paisibles, avec beaucoup de coups de langues."
Pis pour finir sur une touche culturelle sache que l'expression "peigner la giraffe" ben ça veut dire que tu glande rien. Un peu comme moi là.

Donc vous comprendrez bien que la Giraffe c'est la seule chose qui vaille la peine qu'on sauve le monde...
Sur ce ma chère Suny, y a un monsieur avec une blouse blanche qui visiblement veut à tout prix m'emmener à l'arrière de sa bagnole (chui trop sexy ces derniers temps je le reconnais...) alors je te laisse et je te dis à bientôt !!
Ta siphonnée Lily.
mardi 27 février 2007
I want to be a superstar
Chère Lily,
Ce soir, j’ai voulu faire ma pouffe et j’ai fait un brush avec un lisse-poils-de-tête. Non pas que toutes les brushées soient des pouffes, mais chez moi, à partir du moment où je pense à me lisser les poils de la tête c’est que le mode pouffe est enclenché.
J’ai donc décidé d’emprunter l’appareil de torture de la Matriarche, celui que je lui ai offert pour son Xième hiver (l’âge d’une fée ça ne se dit pas).
Pfff… ce jour-là j’aurais mieux fait de lui offrir une nouvelle scie circulaire.
Je me suis donc mise au travail et ai tiré autant que je pouvais, me tortillant pour pouvoir attraper ces poils de merde qui partent dans tous les sens. Méduse a dû faire pas mal de galipettes dans sa tombe d’ailleurs.
Et puis comme d’habitude, ça a fait l’effet inverse de ce que ça fait normalement sur les cheveux normaux, ça a gonflé et j’ai l’air d'une pouffe des cavernes. Si j’étais une superstar, tout cela ne serait jamais arrivé, puisque j’aurais une coiffeuse personnelle et assez d’avoine pour m’acheter une perruque pour chaque jour de l’année.
Puis en plus ça dessèche ce bidule, j’avais déjà la peau pas mal sèche mais alors là je ressemble à un serpent en mue.
Sérieux, vive les attrape-couillonnes soi-disant faits pour être plus belle et qui ne font qu’empirer les choses…
Suny, qui va aller se fabriquer une corde avec ses nouveaux poils de cul de la tête et un nouveau sac à main avec les vestiges de sa mue.