Lily et Suny

Ou quand la réalité est vue à travers l'imagination...

mercredi 16 mai 2007

Deux secondes, je pars en voyage

Chère Lily,

Comme la plupart des habitants de notre chère déchetterie Terre, je suppose que tu as entendu parler de cette planète soi-disant semblable à la nôtre, sur laquelle une forme de vie pourrait être possible. Les uns fantasment sur les créatures qu’ils pourraient y découvrir, d’autres, plus terre à terre, sur tout le pétrole et les gagne-pépettes qu’ils pourraient éventuellement en tirer.

Mon fantasme à moi serait qu’il n’y ait personne, parce que je compte bien m’y installer très prochainement. Dès que j’aurai trouvé comment on avale vingt années lumières en moins de deux heures, quoi (ouais, parce que manquerait plus que ça soit plus long que pour aller au pays des fées, hein, parce que j’aime voyager, mais à mon grand désarroi la fée n’a pas été équipée de la téléportation lors de sa fabrication).

Là-bas, la pluie n’existerait pas, ou alors elle aurait la décence de ne jamais tomber sur moi (à l’inverse, ici j’ai un nuage pile au-dessus de ma tête en permanence). La gravité serait légèrement plus forte qu’ici, juste de quoi faire tenir mes cheveux à l’emplacement qui a été prévu pour eux.

L’air sentirait l’herbe fraîche et les petites fleurs, et éventuellement le crottin de cheval, ça ne me dérange pas, mais surtout pas l’effluve de poubelle, l’émanation de cercueil à roulettes ou encore la déjection industrielle.

Comme je serais seule, les gens seraient forcément gentils puisque inexistants, seulement soumis à mon imagination à tendance utopique. Je pourrais jouer avec les n’animaux sans qu’ils aient peur de moi, car ils n’auraient pas été traumatisés auparavant par des créatures autoproclamées douées de conscience mais plus bestiales encore.

Bien sûr, il y aurait quand même la wifi, histoire de pouvoir encore t’envoyer des courriers même si tu décides de rester en enfer.

Je n’aurais même plus besoin de sucer, puisque rien ne me contrarierait. De toute façon il n’y aurait pas de marchands de sucettes.

Il y aurait la plage et la mer partout où je le souhaiterais. Et des arbres. Le ciel serait d’un beau jaune orangé, et il ne ferait nuit que quand j’aurais envie de dormir.

Bref, je pourrais continuer encore longtemps comme ça. Mais ce monde serait parfait. J’aurais mal aux joues à force de sourire bêtement et je serais simplement contente d’être là, parce que je serais là où j’aurais dû naître.

Mais bon, j’ai encore du travail ici et il est temps que je m’y mette…

Suny, enchaînée.

Imaginé par Sunny Suny à 19:54 - La vie est trop p'injuste - Grains de sel [6] - Permalien [#]

Commentaires

    T'aurais bien une place pour moi quand même sur ta planète ?

    Posté par Antoine, jeudi 17 mai 2007 à 00:20
  • j'sais pas... tu fais la cuisine et le ménach?

    Posté par Suny, jeudi 17 mai 2007 à 14:17
  • Euh le ménage ça m'emmerde terriblement et je le fais que très rarement (pour ne pas dire jamais en ce qui concerne la salle de bain...) mais la cuisine je peux te cuisiner tous les petits plats que tu veux... Ce matin, j'ai fait un très bon gateau au citron et ce midi j'ai préparé du poulet au curry avec des pâtes au curry... C'était très fort en curry mais très bon !
    Donc s'il y a du curry sur ta planète, je serai fier d'être ton esclave de cuisine !^^

    Posté par Antoine, jeudi 17 mai 2007 à 18:14
  • moi tu sais l'épicé...
    cela dit, si tu pouvais m'envoyer un cv avec un gâteau au citron je pourrais voir ce que je peux faire... ^^
    puis pour le ménage, autant le bordel ça me dérange pas, autant la crasse... moyen

    si tu veux être mon esclave va falloir être un peu plus parfait que ça mon grand! :p

    Posté par Suny, jeudi 17 mai 2007 à 18:46
  • Oh donne moi des cours de perfection... J'aimerai tellement un jour réussir à être aussi bien que toi... Je sais bien que c'est impossible et que je ne t'arriverai jamais jusqu'au petit orteil mais j'aimerai tellement croire que je peux me grandir à ton contact presque divin ! Suny tu es le soleil delight de mon existence... Je suis prêt à me faire Hari Kiri comme Icare (qui s'est brulé les ailes sur un soleil pourtant moins scintillant que toi !) si tu m'en donnes l'ordre !

    Posté par Antoine, jeudi 17 mai 2007 à 19:35
  • waw dis donc arrête, mes chaussures sont en train de craquer là! ^^

    mais bon, merci pour les compliments, ils me vont droit au coeur

    et je ne te donnerai pas l'ordre t'aller te faire cramer les ailes, trop peu de gens en ont, alors c'est précieux. Pour ce qui est de la perfection... je te prêterai mon manuel si tu veux (ouais parce que ça a beau être inné, ça s'entretient) ^^

    en attendant retourne à tes fourneaux, et plus vite que ça!!

    Posté par Suny, jeudi 17 mai 2007 à 20:31

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