Lily et Suny

Ou quand la réalité est vue à travers l'imagination...

mardi 20 mars 2007

Tuesday... glue day aussi

Chère Lily,

Mais qu’ai-je fait pour mériter ça ? Je suis censée être celle qui reste dans son coin, que personne ne colle (même si je sais qu’ils en meurent tous d’envie, tant je suis parfaite), à qui on parle de temps en temps mais qu’on ne vient jamais faire chier. Il me faut mon espace vital, et d’habitude il suffit d’un sourire condescendant regard pour que ça soit compris.

Mais là, vraiment, je ne sais plus quoi faire. Je dois attirer les cas sociaux (non je ne t’inclus pas dans le tas, commence pas à râler), je sais pas, est-ce que j’ai une tronche d’assistante sociale/maternelle ? C’est moi qui vais vers les gens quand j’en ai envie (idée implicite : rarement), pas les gens qui viennent vers moi, ça ne doit pas marcher comme ça, ça me perturbe. Pitin, j’en ai des sueurs froides.

Déjà, il faut absolument qu’elle attende que je sois sortie du vidange-room pour aller sucer sa sucette, donc m’empêcher de sucer la mienne tranquille, puis faut qu’elle me fasse un regard débile, une sorte de mélange entre la niaiserie, la déficience mentale profonde et une tentative de faire un truc drôle, ce qui donne quelque chose d’assez pathétique, à chaque fois qu’elle croise mon regard, ce que j’évite au maximum mais qui malheureusement est parfois inévitable, parce que bon, quand elle m’appelle depuis un quart d’heure j’ai un peu pitié et je me dis que faire semblant d’être sourde ça va un moment.

Ensuite il paraît que je suis son binôme attitré pour jouer à la balle rebondissante, ô grande nouvelle, ça fait un peu comme l’exposé de communication internationale (pour lequel, en passant, elle n’a pas encore bougé un seul poil de cul, comme je l’avais prévu), elle semble vouloir prendre totalement le contrôle de ma vie. Bon, poire comme je suis j’ai joué à la balle rebondissante avec elle et tenté de lui envoyer ma raquette à la gueule jouer le jeu et d’être sympa, parce qu’au fond elle fait vraiment de la peine.

Heureusement Bronchite était là pour me soutenir et me montrer qu’ils étaient tous avec moi… en me foutant la fessée à coup de raquette. Enfin elle au moins elle a la décence d’accessoiriser ses attouchements.

Puis à la fin du cours elle est même allée jusqu’à tenter de m’étouffer, nan mais quoi, je suis pas une peluche, merde !

Bon, je sais en ce moment je ne parle que de Nympho, mais elle me traumatise.

Suny, nymphophobe.

Imaginé par Sunny Suny à 19:06 - La vie est trop p'injuste - Grains de sel [0] - Permalien [#]

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